Lors d'une audience prévue au tribunal correctionnel de Gap, un homme né en 1978 se retrouve sur le banc des accusés pour des faits graves. Il est notamment poursuivi pour sévices graves envers un animal domestique ayant entraîné la mort, après avoir abattu un Husky, un acte qui pourrait lui coûter jusqu'à cinq ans de prison.
Le chasseur, membre de la société de chasse de Vars dans les Hautes-Alpes, a été arrêté peu avant Noël dernier. Il a depuis été placé sous contrôle judiciaire, attendant son procès qui se déroule ce jeudi à 13h30. L'association One Voice, qui s'est constituée partie civile, souligne que le chien portait un harnais et qu'il avait vraisemblablement échappé à son maître durant une session de braconnage, le dérangeant dans ses activités illégales.
Un cas révélateur de dérives à la chasse
Le prévenu n'est pas seulement en faute pour l'abattage du Husky ; il est également accusé de plusieurs infractions chasse. Selon la procureure de Gap, il aurait abattu des animaux non bagués, contrevenant ainsi aux règles qui exigent la déclaration de chaque tir. De surcroît, des irrégularités ont été relevées concernant le respect des heures de chasse et l'absence de marquages réglementaires. Ces infractions peuvent lui valoir des amendes allant de 750 à 1.500 euros.
Manon Delattre de l'association One Voice a déclaré : "Cette affaire met en lumière des pratiques illégales dans la chasse. Bien que tous les chasseurs ne soient pas des braconniers, il est crucial de revoir la réglementation afin d'éviter ces dérives.”
Des perquisitions effectuées fin décembre 2025 par les gendarmes ont permis de découvrir plus d'une quinzaine de têtes ou pattes de chamois, chevreuils et cerfs, ainsi qu'une queue de renard, révélant ainsi l'ampleur du braconnage. De plus, lors de la perquisition au domicile du prévenu, les forces de l’ordre ont saisi une carabine, un fusil à pompe et un stock de munitions non déclarées. Ce dernier sera jugé ultérieurement pour détention illégale d'armes et de munitions.







