Un homme d'une trentaine d'années, originaire de Dordogne, a vécu une expérience effrayante lors de sa randonnée en vallée d'Aspe. Partant seul le vendredi 27 février avec l'intention de bivouaquer au bord du lac du Montagnon, très connu pour sa forme en cœur, il s'est vite heurté aux éléments, la neige compliquant sa progression.
Après avoir passé une nuit au niveau du col de la Taillandère, il a décidé, le lendemain, d'appeler les secours, déclarant avoir entendu des bruits inquiétants, notamment des coulées d'avalanches à proximité. « Il était bien conscient des dangers potentiels qui l'entouraient », a précisé un membre du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) d'Oloron Sainte-Marie.
En raison des mauvaises conditions météo, l'hélicoptère Dragon 64 n'a pas pu intervenir. Au lieu de cela, une équipe terrestre a été envoyée à sa rencontre, mais a dû faire face à un épais brouillard. Les gendarmes ont finalement retrouvé le randonneur vers 17 heures, prêt à le redescendre en skis.
Malheureusement, le randonneur ne disposait d'aucun équipement de sécurité, ce qui a poussé les secouristes à lui fournir un détecteur de victime d'avalanche (DVA). Selon un secouriste, cela illustre un problème récurrent : plusieurs randonneurs s'aventurent en montagne sans les équipements nécessaires, soit par méconnaissance, soit par manque de matériel.
Les équipements indispensables en milieu enneigé, tels que la pelle, la sonde et le DVA, sont essentiels pour assurer la sécurité des randonneurs. Le PGHM recommande en outre d'éviter les sorties solitaires. « Pour les novices, il est préférable de faire appel à des professionnels pour encadrer les activités », conseille un gendarme.
Le risque d'avalanche, qui a été élevé à plusieurs reprises cette saison, est actuellement évalué à 2/5, mais les coulées restent une menace. Les randonneurs sont donc fortement encouragés à consulter le bulletin du risque d'avalanche de Météo-France avant de partir en excursion.







