Lors d'une perquisition menée en septembre 2019 au domicile parisien de Jeffrey Epstein, situé au 22 avenue Foch, les enquêteurs ont découvert un véritable arsenal de preuves, allant d'un crâne de morse à un éléphanteau empaillé. Parmi les découvertes les plus étonnantes figurent des clichés intimes avec des icônes telles que Bill Clinton, Michael Jackson ou même Jean-Paul II, sans oublier une collection troublante de photos de femmes nues.
Menée par l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), cette perquisition a eu lieu après la mort d'Epstein le 10 août 2019, alors qu'une enquête préliminaire sur Jean-Luc Brunel, un ancien agent de mannequins lié à l'affaire, était déjà ouverte. Ce dernier a été mis en examen pour viols et a par la suite été retrouvé sans vie en détention.
Une collection dérangeante
Durant cette fouille d'un appartement de 800 m², les enquêteurs ont saisi des éléments informatiques et plus de 300 photographies. Parmi celles-ci, plus de 60 photos représenteraient des femmes nues. Les images, exposées dans des cadres ornant divers espaces du domicile, dominent la salle de massage et la salle de sport.
Des photos de femmes, souvent dans des poses suggestives, côtoient des images d'Epstein à la plage, entouré de jeunes femmes. Ces pièces, où plusieurs allégations de viols ont été formulées, révèlent un environnement propice à des actes criminels.
Un goût douteux
Dans les lieux de réception, Epstein préférait exposer son réseau d'influence. Dans le salon, des photos le montrent en compagnie de grandes figures, y compris Mick Jagger et Woody Allen, tandis que dans la salle à manger se trouvent des œuvres d'art provenant de la taxidermie : vautours, singes et autres curiosités macabres.
Les enquêteurs ont trouvé des éléments des plus inquiétants, incluant un crâne humain et des foulards décorés de parties anatomiques. Ce décor inquiétant, juxtaposé à des photos d'hommes puissants, soulève des questions quant à la portée de la culpabilité d'Epstein et ses relations.
Les révélations continuent d'alimenter le débat sur la culture du silence et l'impunité qui peut entourer les puissants. Comme l'indique un expert en criminologie, "ces découvertes sont un reflet troublant de la dualité entre pouvoir et abus, toxicité qui continue de persister dans certaines sphères de la société".







