Un événement extraordinaire s'est produit en Ardèche. Un automobiliste a été découvert vivant au fond d'un ravin, où il avait passé cinq jours coincé dans son véhicule de suite d'un accident. Les chasseurs ardéchois, en participant à une battue, sont tombés par hasard sur lui le samedi 21 février.
L'homme, âgé d'une quarantaine d'années, circulait près de la D122, en direction de Saint-Julien-du-Gua, lorsqu'il a perdu le contrôle de sa voiture, plongeant plus de 300 mètres en contrebas dans un ravin proche d'un ruisseau. La violence de l'accident était telle que le moteur a été éjecté du véhicule.
Les jours qui ont suivi la chute, l'homme a subi un véritable calvaire, étant grièvement blessé et extrêmement affaibli. Grâce au ruisseau à proximité, il a pu s'hydrater, lui sauvant peut-être la vie après une semaine marquée par de fortes pluies.
"Une tête noire de sang"
Ce n'est que cinq jours plus tard qu'un groupe de chasseurs a fait une découverte inattendue. En cherchant des débris de voiture sur le bord de la route, ils ont décidé d'explorer la forêt pour voir si quelqu'un pouvait être en détresse. Florian Giraud, l'un des chasseurs présents, a partagé ses pensées : "On s'attend à tout. Est-ce que la personne est en vie? Est-ce qu'elle est décédée?"
Florian Giraud, chasseur
Lors de leur inspection, le président de la société de chasse a aperçu une forme humaine résidant à l'arrière du véhicule accidenté. "Il avait un œil ouvert, à peine," a-t-il expliqué, décrit la scène avec effroi. "En me rapprochant, j'ai vu qu'il avait tous les traits recouverts de sang."
Les secours ont été alertés et sont arrivés en une vingtaine de minutes. Jean-Philippe Laddet, responsable des opérations de sauvetage, a détaillé le processus : "Ils ont réussi à sortir la victime, puis l'hélicoptère de la sécurité civile a effectué un treuillage pour l'évacuer avec un médecin à bord."
Tout au long de cette opération, la victime est restée consciente et a été transportée à l'hôpital de Lyon Sud pour des soins intensifs.
Les pompiers ont indiqué que cet incident est le deuxième du genre à survenir dans cette région en dix ans, une situation jugée assez rare par les autorités. "Chaque accident sur ces routes peut s'avérer fatal", a souligné Jean-Philippe Laddet.







