La mort tragique de Quentin Deranque, un militant nationaliste de 23 ans, bouleverse la scène politique française. Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député Raphaël Arnault (LFI), a décidé de se retirer de ses fonctions afin de ne pas interférer avec l'enquête en cours.
Jacques-Elie Favrot est accusé par le collectif identitaire Némésis d'avoir été impliqué dans l'agression ayant conduit à la mort de Quentin, survenue à Lyon lors d'une conférence de la députée LFI Rima Hassan. L'étudiant, connu pour ses sympathies nationalistes, aurait été pris à partie par des militants antifascistes, certains d'entre eux étant liés à la Jeune Garde, un groupe dissous en 2025 et cofondé par Arnault.
Des sources comme Mediapart rapportent que plusieurs témoins de l'incident confirment la présence de Favrot au moment des faits. Face à ces accusations, Favrot a fermement démenti toute responsabilité dans la mort de Quentin, bien qu'il reconnaisse sa présence lors de la rixe.
Il se retire de ses fonctions d'assistant parlementaire
Le 15 février, Jacques-Elie Favrot, par l'intermédiaire de son avocat Me Bertrand Sayn, a annoncé qu'il se retirait temporairement de ses fonctions, mettant en avant les menaces de mort qu'il reçoit de la part de l'extrême droite, ce qui complique son rôle d'assistant parlementaire.
Dans un communiqué, Favrot a également indiqué qu'il comptait porter plainte pour diffamation contre ceux qui l'accusent d'être responsable de la mort de Quentin et qu'il se tiendra à la disposition de la justice.
J’apprends ce décès avec horreur et dégoût.
— Raphaël Arnault (@ArnaultRaphael) February 14, 2026
Ce que je redoute depuis des années à Lyon se perpétue.
J’adresse mes condoléances à la famille de ce jeune homme et je souhaite que toute la lumière soit faite sur ce drame.
En parallèle, l'enquête progresse. Selon Le Monde, plusieurs témoignages significatifs ont été recueillis par la police, et l'enquête est axée sur l'identification des auteurs de cette agression mortelle. Un point presse est prévu pour fournir des mises à jour, a annoncé le procureur de la République, Thierry Dran.
Le décès de Quentin Deranque, qui avait fréquenté la section de Vienne de l'Action française, soulève de vives inquiétudes et des tensions au sein du paysage politique français. Le président Emmanuel Macron a appelé à la retenue et au respect dans ce climat chargé.







