Le directeur général d'Hermès, Axel Dumas, a récemment révélé que le controversé financier Jeffrey Epstein avait tenté de le rencontrer à plusieurs reprises en 2013. Lors d'une conférence de presse, Dumas a partagé des détails sur une rencontre fortuite à l'atelier de Pantin, où Epstein s'était invité parmi d'autres invités, dont Woody Allen. "Il ne figurait pas sur la liste des invités, mais a réussi à se joindre à nous sans être prévu", a-t-il expliqué.
Dumas a précisé qu'après ce premier contact, Epstein avait souhaité le rencontrer à trois reprises, mais chaque fois, il avait décliné ces propositions. Des courriels d'une assistante de Dumas, examinés par l'AFP dans les documents judiciaires récemment publiés, montrent clairement ces refus. En 2016, lorsqu'Epstein a enchéri sur un stage dans un atelier Hermès lors d'une vente aux enchères caritative, l'entreprise a préféré dédommager la charité plutôt que d'interagir davantage avec lui.
En 2012, Epstein avait déjà sollicité Hermès pour la refonte de l'intérieur de son avion privé, demande également rejetée par la maison de luxe. "Nous n'avions pas besoin d'un financier à la réputation douteuse", a souligné Dumas. Il a confirmé que même s'il ne se souvenait pas des détails d'il y a plus de dix ans, la mauvaise réputation d'Epstein était bien connue dans le milieu.
L'affaire Epstein a particulièrement été mentionnée en lien avec le conflit entre LVMH et Hermès, où Dumas se méfiait des manigances de certains financiers dans le cadre de l'augmentation dissimulée de capital de LVMH dans Hermès. "En plein contexte de tensions avec LVMH, chaque action suscitait suspicion", a poursuivi Dumas.
Les interactions avec des figures controversées comme Epstein soulèvent des questions légitimes sur l'image des grandes marques et leur entité dans les affaires délicates. Le fait qu'Axel Dumas ait pris soin de se distancier de telles personnalités met en lumière l'importance pour des entreprises comme Hermès de préserver leur intégrité et leur éthique.







