Après avoir longtemps gardé le silence sur cette affaire, joël guerriau, ancien sénateur de Loire-Atlantique, a pris la parole au tribunal judiciaire de Paris lors de son procès, ce lundi 26 janvier. Il est suspecté d'avoir administré une drogue à sandrine josso pour commettre un acte sexuel à son insu dans son appartement parisien.
Cheveux gris et lunettes sur le nez, joël guerriau échange brièvement avec ses avocats à son entrée dans la salle. Les bras croisés, il jette quelques regards à l'audience, puis écoute attentivement le président rappeler les faits. À son tour de s'exprimer, sa voix se fait timide, et le président lui rappelle de parler plus fort. À 68 ans, guerriau se tourne vers sandrine, s'exprimant à elle tout en gardant une posture hésitante.
Entre regrets et tentatives de justification
"Je suis vraiment désolé pour sandrine... je n'ai jamais voulu lui faire de mal. C'est une situation difficile à accepter, j'espère qu'elle pourra me pardonner", a murmuré l'accusé. Sandrine, assise non loin de lui, ne perd pas une miette de ses propos.
Guerriau, confiant avoir traversé une année 2023 marquée par l'angoisse, a évoqué sa candidature sénatoriale, soulignant que son isolement le pesait alors considérablement. "J'étais dans une spirale de crises d'angoisse et avoir un moment de solitude était devenu insupportable", a-t-il déclaré.
Afin de surmonter cette période difficile, il se tourna vers un médecin qui lui prescrivit des antidépresseurs, mais guerriau cherchait une solution plus rapide. Il a ainsi mentionné une source controversée qui lui aurait donné une substance euphorisante six mois avant la soirée incriminée. À ce propos, il a insisté sur le fait qu'il ne savait pas que cette poudre était illégale, en soulignant qu'il l'avait reçue dans un contexte d'aide.
Guerriau a admis que le 14 novembre, il avait en effet introduit cette poudre dans une coupe de champagne destinée à sandrine josso, malgré un moment d'hésitation. Cette décision, dit-il, avait été prise sous l'égide d'une intention de célébrer sa réélection.
Ambivalence et tensions au tribunal
Tout en se défendant et en justifiant ses actes par un besoin de distraire sandrine avec des tours de magie, il s'est heurté à des répliques acérées du président du tribunal à propos des symptômes que sandrine avait ressentis ce soir-là. Des vertiges à des palpitations, elle semblait être en détresse, et guerriau a concédé avoir pris conscience qu'une maladresse avait eu lieu.
Au terme de cette audience initiale, et malgré ses tentatives d’explication, la question cruciale du mandat d'accusation reste en suspens. Les recherches internet faites par guerriau concernant des substances illicites ne semblent guère jouer en sa faveur. Le président a mis en évidence que les justifications de guerriau sur ses intentions restent floues, et l'ancien sénateur était visiblement mal à l'aise.
Vers une requalification des faits ?
Avant la suspension de la cour, guerriau a exprimé des regrets et la volonté de se racheter auprès de sandrine, qualifiant la situation d'"apprentissage maladroit" concernant la manipulation de substances dangereuses. Cela a engendré des murmures dans l'audience, soulignant la complexité de ce qui reste une affaire troublante. Par ailleurs, il est possible que le président réévalue les charges en présence des jurés, suggérant une requalification des infractions discutées.







