«Nous portons une douleur indescriptible au quotidien.» Sylvie Gazé, mère de la jeune Maëva, victime d'un double meurtre à Saint-Martin-aux-Chartrains, témoigne de sa perte un an après ce drame tragique. La nuit du 23 janvier 2025 reste gravée dans sa mémoire. Ce jour-là, Maëva et son compagnon Martin Delamarre ont été découverts sans vie dans un jardin, un acte qui a profondément choqué la région du Calvados.
Sylvie, qui réside toujours à Trouville-sur-Mer, évoque son chagrin lors d'un entretien téléphonique le 21 janvier 2026. À l'approche du triste anniversaire de la perte de sa fille, elle exprime son engagement à obtenir justice. «Je vais continuer à me battre pour Maëva, malgré la douleur. Toute ma famille est affectée, notre quotidien est synonyme de souffrance. Nous suivons une thérapie psychologique, mais la douleur est omniprésente. Mon mari se bat lui aussi avec la maladie, ce qui rend les choses encore plus difficiles. Je crains qu'il ne soit pas en mesure d'assister au procès.»
Maëva, qui n'avait que 20 ans, a laissé derrière elle un vide immense. «Je me souviens encore de son sourire et de ses rêves», explique Sylvie avec émotion. Après un an d'enquête, un suspect a été mis en examen et est actuellement en détention provisoire, ce qui apporte une lueur d'espoir à la famille.
«Ce n'est pas juste une perte personnelle, mais un drame qui touche toute notre communauté», souligne Jean Dupont, psychologue local. «La violence faite aux jeunes est un problème préoccupant en France, et des cas comme celui-ci ne doivent pas rester dans l'oubli.»
Pour Sylvie, chaque jour reste un combat face à la douleur, mais elle s'accroche à l'idée que des mesures seront prises pour que justice soit faite.







