Le 7 juin, Gaël Perdriau a annoncé le début de son incarcération à la suite d'un verdict prononcé le 1er décembre. Il a été reconnu coupable d'avoir orchestré un chantage impliquant une vidéo intime de son ancien premier adjoint, Gilles Rossary-Lenglet. En tant que maire de Saint-Étienne entre 2014 et 2025, Perdriau a, selon le tribunal, usé de fonds publics pour mettre en œuvre ce coup monté.
Dans un message sur Facebook, l'élu a exprimé son amertume : "Cette décision, je la vis comme une terrible injustice. J'espère que la justice saura entendre ma voix lors de mon appel." Le jugement fut lourd : quatre ans de prison, avec un an de sursis, et une inéligibilité de cinq ans. Ses co-accusés, Samy Kefi-Jérôme et Gilles Rossary-Lenglet, ont également été condamnés à trois ans de prison chacun et ont fait appel.
Il est à noter que l'ancien directeur de cabinet de Perdriau, Pierre Gauttieri, a écopé d'une peine de deux ans ferme sans faire appel. Le tribunal correctionnel de Lyon a dénoncé le fait que ces hommes aient filmé un rival à son insu, un acte qualifié de grave atteinte à la vie privée et à l'éthique politique. Ce cas a suscité de vives réactions dans le pays, de nombreux experts soulignant l'impact négatif de telles pratiques sur la confiance des citoyens dans leurs élus.
Selon des analyses politiques, cette affaire met en lumière les dérives possibles au sein du système politique local. "C'est un signal d'alarme concernant l'utilisation illégitime des ressources publiques et l'absence de décence dans les rivalités politiques", a déclaré un professeur de droit pénal à l'université de Lyon.
Ce scandale a suscité l’indignation au sein du public, de nombreux citoyens appelant à une plus grande transparence et responsabilité dans les affaires publiques à travers des campagnes sur les réseaux sociaux. Le parcours de Perdriau, qui semblait prometteur, s'achève dans un contexte non seulement judiciaire mais aussi éthique, posant des questions sur les valeurs qui sous-tendent la politique.







