L'ancien maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, incarcéré et en attente de son appel, voit la trêve de Noël perturbée par des saisies sur ses comptes bancaires. Les huissiers ont choisi des dates symboliques, comme le 24 et le 31 décembre, pour réaliser ces opérations, ce qui suscite une vive protestation de la part de ses avocats.
Un de ses avocats a déclaré : "Je n'ai jamais vu de telles méthodes. La trêve de Noël devrait être respectée en toute circonstance, même dans des affaires judiciaires". Ces saisies s'élevèrent à un total de 203 000 euros, et les avocats de Perdriau ont exprimé leur inquiétude face à la possibilité que les huissiers saisissent des biens matériels en l'absence de leur client.
Selon les déclarations de l'équipe de défense de l'ancien édile, ce dernier avait demandé un échelonnement des paiements de ses condamnations, mais cette demande n'a pas été prise en compte. Ces événements sont d’autant plus préoccupants que Gaël Perdriau est en détention, ce qui complique encore davantage sa situation financière.
La condamnation de Perdriau à quatre ans de prison ferme résulte d'une affaire de chantage impliquant une vidéo compromettante, dans laquelle il a été reconnu coupable avec trois autres complices. Les victimes, dont Gilles Artigues, se voient accorder des dommages et intérêts conséquents, soulignant l'impact dévastateur de cette affaire sur toutes les parties impliquées.
La polémique continue d'encadrer ce dossier, où les avocats dénoncent des pratiques qu'ils jugent choquantes et intolérables. Les experts juridiques s'interrogent également sur la légitimité de ces saisies pendant la période des fêtes, suscitant des appels à des réformes dans la gestion de ces affaires judiciaires. C'est une saga qui soulève des questions de morale et d'humanité dans le cadre de la justice.







