Lors d'un échange avec le Journal du Dimanche, elle évoque sa colère suite au décès tragique de Louis, tué lors d'un guet-apens. Selon elle, les manquements des autorités ont largement contribué à cette issue fatale.
Depuis mai, Louis était pris en charge dans un foyer de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) après avoir déposé une plainte pour violence. Il avait également signalé d'autres agressions auprès des gendarmes sans vouloir aller plus loin dans ses démarches.
"J'avais alerté qu'un drame pouvait se produire, mais mes avertissements sont restés ignorés", déclare la mère.
Un appel resté sans réponse
Elle souligne que l'ASE n'a pas joué son rôle de protecteur. "Il était prévu que Louis dépose plainte le 16 juin, mais son absence en raison d'une fugue a rendu impossible son accompagnement. Cela montre un manque de prise en charge," indique-t-elle.
Elle continue : "Malgré mes demandes à la gendarmerie pour que la fugue soit qualifiée de disparition inquiétante, aucune mesure n'a été prise. Je n'ai reçu aucune nouvelle de l'ASE. Le danger était palpable, mais personne n'a réagi."
Crier justice pour éviter de nouveaux drames
La mort de Louis a choqué l'opinion publique et provoqué de vives réactions. Sa mère, déterminée à empêcher que d'autres familles ne vivent une telle tragédie, se bat pour faire entendre sa voix.
"Ce n'est pas le moment du deuil, mais celui de la lutte. Il est impératif que d'autres parents n'endurent pas notre douleur. Nous sommes résolus, et je suis plus en colère que jamais!" s'exclame-t-elle au Journal du Dimanche.
Concernant les cinq suspects mis en examen, la mère de Louis réclame qu'ils soient jugés comme des adultes. "Il est impensable de continuer à appliquer des lois dépassées à des mineurs qui ne se comportent pas comme des enfants," conclut-elle avec force.







