Lors d'une soirée détendue au sein du 35e régiment d’artillerie parachutiste de Tarbes, une fête s'est rapidement transformée en tragédie. En effet, un jeu avec une arme à feu a causé la mort d'Alexandre Lanckbeen, 21 ans, alors qu'un autre soldat, Benjamin L., affirmait avoir tiré accidentellement. Les événements se sont déroulés à l'hôpital militaire Percy à Clamart le 14 février, et un rapport du quotidien Libération a révélé que le chef de groupe a tenté de maquiller la scène pour minimiser les conséquences de cette soirée désastreuse.
Il a été rapporté que le groupe de militaires, en mission Sentinelle, avait consommé une quantité excessive d'alcool, ce qui a pu aggraver la situation. Benjamin L. a avoué qu'il a pressé la détente de l'arme sans vérifier si elle était chargée, pensant simplement entendre le classique "clic" du percuteur.
L’adjoint du chef de groupe désigné comme initiateur
Les enquêtes menées par le parquet de Paris ont conduit à des mises en examen de Mohamed C., le chef de groupe de 34 ans, et de son adjoint, Fabien B., de 30 ans. Selon des témoignages, il ressort que Fabien B. a joué un rôle majeur dans l'initiation de ce "jeu" mortel, tandis que le chef de groupe a donné des instructions pour cacher toutes traces d'alcool avant l'arrivée des forces de l'ordre. Cela soulève des interrogations sur leur éthique et le respect des règles de sécurité au sein des forces armées.
L’avocat de Fabien B., Maître Eliott Amzallag, a contesté l’idée qu'il s'agissait d'un simple jeu, insistant plutôt sur le fait qu’ils exploraient une manœuvre militaire. Les avocats de Benjamin L. ont déclaré que cette tragédie était le résultat d'une négligence inacceptable des règles de sécurité de la hiérarchie.
Maître Laurent-Franck Liénard, représentant la famille d’Alexandre Lanckbeen, a exprimé l’immense chagrin et l’incompréhension de ses clients face à cette perte tragique, qualifiant la situation de "complètement absurde". Les témoignages et les éléments d'enquête laissent envisager une forte responsabilité de la part des supérieurs dans cette affaire tragique.







