Une semaine après la disparition de Lyhanna, 11 ans, Emmanuel Macron souligne l’existence d'un "dysfonctionnement" en lien avec l'enquête. Le principal suspect, déjà visé par une plainte pour viols sur une enfant de 10 ans, n'avait pourtant jamais été entendu. Depuis le Monténégro, le président demande des enquêtes "très rapides" pour lever le voile sur cette tragédie.
En visite au Monténégro, Emmanuel Macron a pris la parole le vendredi 5 juin, une semaine après le signalement de la disparition de Lyhanna, dans le Gers. Dans une atmosphère pesante, alors qu’une réunion réunissant une partie de son gouvernement se tenait sur l’évolution de l'enquête, il a fait état d'une situation préoccupante, concluant à un "dysfonctionnement" dans le traitement du dossier.
“Nous partageons tous le chagrin de la famille de Lyhanna, ainsi que le soutien de la Nation envers ses proches en ce moment difficile”, a déclaré Emmanuel Macron, insistant sur la nécessité de recueillement et de solidarité.
Des enquêtes très rapides
Le président a souligné avoir échangé, ces derniers jours, avec plusieurs membres clés de son gouvernement, notamment le garde des Sceaux et le ministre de l’Intérieur. “Il est évident qu'il y a des lacunes”, a-t-il affirmé. “Nous ne pouvons ignorer les failles qui ont émergé ; il est impératif de comprendre ce qui est arrivé”, a-t-il ajouté, exprimant son choc face à cette situation tragique et son besoin urgent de mener des enquêtes.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a réuni ce matin à Matignon le ministre de l’Intérieur ainsi que celui de la Justice pour discuter des potentielles défaillances dans la gestion des plaintes pour violences sexuelles visant le suspect. En août, une plainte avait été déposée, mais aucune action judiciaire n'avait été entreprise à l’encontre de l’individu, soulevant des questions cruciales sur l’efficacité du système judiciaire, rapportent plusieurs médias.







