L’automobiliste, auteur d’un accident mortel survenu à Paris en octobre 2024, est désormais renvoyé devant les assises pour meurtre. La juge, après un an et demi d’investigations, estime que l'individu, un homme de 53 ans, a volontairement écrasé le cycliste de 27 ans.
Jean Sébastien Catier, porte-parole de l’association Paris en Selle, éprouve un certain soulagement face à ce développement : "C'est une grande satisfaction". Il souligne que la détermination des juges repose sur des éléments probants concernant l’intentionnalité de l’acte.
Le rapport d'accusation, consulté par franceinfo, précisait qu’Ariel M. avait "donné volontairement la mort à Paul Varry" en le percutant "volontairement avec son véhicule". Le jour du drame, alors qu’il conduisait sur le boulevard Malesherbes, le père de famille était en retard pour un rendez-vous médical avec sa fille. Comme l’indiquent les vidéos de surveillance, les conditions étaient claires et lumineuses lors de l'accident.
Le rapport d'autopsie révèle que Paul Varry a succombé à un traumatisme crânien grave, causé par l'écrasement. Bien que le conducteur conteste toute intention meurtrière, cette affaire a déjà suscité de vives réactions. Selon l’association Paris en Selle, cette décision devrait interpeller les autorités : "Les pouvoirs publics doivent prendre conscience des dangers que représentent les violences motorisées dans nos villes", ajoute Catier.
Les pouvoirs publics doivent prendre la mesure des violences motorisées
Jean Sébastien Catier insiste sur la nécessité d’une réponse juridique forte pour des cas comme celui-ci, qui sont malheureusement trop fréquents. Il explique que la qualification de meurtre dans ce contexte envoie un signal clair : "La justice doit agir avec rigueur pour protéger les piétons et les cyclistes".
D’autre part, les avocats d’Ariel M. préviennent qu'ils comptent faire appel de cette décision. Selon eux, les éléments présentés ne démontrent pas une intention de donner la mort. "Le dossier montre qu’il n’a jamais eu cette intention ce jour-là", affirment les avocats dans un communiqué.







