Dans un communiqué diffusé ce lundi matin, la procureure de la République d'Avignon a annoncé la mise en évidence d'un réseau sophistiqué de vol et de recel de bijoux en or, avec cinq nouvelles interpellations. Cette enquête a été lancée en 2024 après des signalements concernant un receleur actif dans la région.
Le mardi 5 mai 2026, ces individus, identifiés comme des « cambrioleurs et blanchisseurs », ont été arrêtés dans plusieurs départements, dont le Vaucluse, l'Hérault et le Gard. Les autorités ont saisi non seulement des bijoux, mais aussi de la maroquinerie, des montres de luxe, et plus de 100 000 euros en espèces et actifs numériques. Par ailleurs, des armes et des munitions ont également été découvertes durant les perquisitions.
À l'issue de leur garde à vue, les suspects ont été mis en examen, l'un d'eux étant placé en détention provisoire, tandis que les autres sont sous contrôle judiciaire. La procureure a précisé que « les investigations se poursuivent », signalant l'importante portée de cette affaire.
Origine de l'enquête et avancées
Les débuts de cette enquête ont été marqués par des informations sur un réseau bien organisé de revente d'or, qui récupérait des bijoux volés lors de cambriolages. Ces bijoux étaient ensuite fondus pour être commercialisés sous forme de lingots en Belgique. En janvier 2026, une première opération avait déjà permis d’interpeller quinze personnes et de saisir près de 3 millions d'euros de bijoux ainsi que 800 000 euros d'avoirs criminels.
Cette affaire est traitée par la Section de Recherches de Marseille, en collaboration avec l’Office Central de Lutte contre la Délinquance Itinérante (OCLDI) de Toulouse et le groupement de gendarmerie de Vaucluse, avec le soutien des autorités judiciaires belges. Selon les experts, ces réseaux volent non seulement des objets précieux, mais alimentent aussi un circuit illégal de blanchiment d'argent, ce qui soulève des questions de sécurité publique et financière.







