Ce dimanche 12 avril, le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a rapporté que de "des dégradations" avaient été constatées au jardin mémoriel, érigé en mémoire des victimes des attentats de novembre 2015. Sur le réseau social X, il a précisé que des "inscriptions injurieuses d'une gravité particulière" avaient été découvertes dans ce lieu de mémoire, suscitant choquer et colère parmi les citoyens.
Arthur Dénouveaux, président de l'association de victimes Life for Paris, a exprimé son indignation face à ces actes de vandalisme, signalant notamment des "étoiles de David taggées" et des inscriptions considérées comme offensantes. "La sympathie pour l'idéologie terroriste islamiste est un fléau que nous tardons trop à annihiler. Ces vandales, qu'ils soient motivés par l’idéologie ou par une simple haine, deviennent ainsi des alliés objectifs des terroristes," a-t-il déclaré.
Une enquête ouverte pour retrouver les auteurs des faits
Le préfet a souligné que la mobilisation des services de police est "totale", qualifiant ces faits d'inadmissibles. Une enquête est en cours, dirigée par la Sûreté territoriale de Paris, pour identifier et sanctionner les responsables de ces actes. Patrice Faure a également précisé que le jardin, situé place Saint-Gervais dans le 4e arrondissement, avait déjà été dégradé précédemment, dans la nuit du 7 au 8 avril.
Ce jardin mémoriel, inauguré par le président de la République lors du dixième anniversaire des attentats, devait servir de lieu de recueillement et de mémoire. Les actes de vandalisme subis depuis une semaine mettent en lumière non seulement un affront à la mémoire des victimes, mais aussi une inquiétante montée de la violence symbolique dans l'espace public.







