Attendant réparation après leur licenciement en 2021, les ex-salariés de l’entreprise blésoise Tecalemit Aerospace ont été déboutés de leurs différentes requêtes au conseil de prud’hommes de Blois.
Près de cinq mois après l’audience, les 67 ex-salariés de Tecalemit Aerospace attendaient la décision du conseil des prud’hommes. Elle a été rendue publique mardi 31 mars 2026, et les requérants se voient déboutés de toutes leurs demandes de réparation après leur licenciement.
Les juges ont conclu qu’aucune situation de co-emploi n’existait entre Blue Beetle Company, Tecalemit Aerospace et Tecalemit Group. Le licenciement a été jugé économiquement justifié, et l’entreprise a respecté ses obligations de reclassement. Les ex-salariés avaient réclamé au total plus de 5 millions d’euros d’indemnités.
Cette décision a provoqué l’amertume de l’ex-secrétaire du comité social et économique : « Je suis écœuré pour les salariés qui ont perdu leur emploi sans l’avoir voulu. Certains se retrouvent en difficulté. Le groupe a bénéficié d’aides publiques à Blois, puis a délocalisé sans vergogne. La transparence fait défaut dans cette affaire, car les documents demandés par les experts, l’inspection du travail et les prud’hommes n’ont jamais été fournis. Sans eux, difficile de juger équitablement. »
Me Fiodor Rilov, l’avocat représentant les ex-salariés, indique qu’il va les rassembler pour discuter de la suite : « Devant la cour d’appel, nous avons de fortes chances de succès, » affirme-t-il. Il se fonde sur son expérience et sur la reconnaissance par le tribunal administratif d’un licenciement abusif.
Les ex-salariés disposent d’un mois pour faire appel à compter de la notification de la décision. En ce qui concerne ceux qui sont protégés, le conseil de prud’hommes a ordonné un sursis à statuer en attendant le verdict de la cour administrative d’appel de Versailles sur la question de l’abus éventuel du licenciement.







