Vendredi, la Bourse de Paris a clos sa séance sur une note négative, les investisseurs restent en alerte face à des nouvelles contradictoires en provenance du Moyen-Orient et à la hausse croissante des prix du pétrole.
L'indice phare CAC 40 a enregistré une baisse de 0,87%, soit une perte de 67,36 points, se fixant à 7.701,95 points. Cependant, sur l'ensemble de la semaine, l'indice a montré une certaine résistance, enregistrant une hausse de 0,47%.
"Les marchés européens ont connu une instabilité marquée cette semaine, alternant entre rebond et correction en fonction des actualités géopolitiques", résument les analystes d'Edmond de Rothschild AM.
Lors d'une réunion près de Paris, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont exprimé dans un communiqué commun leur exigence d'un "arrêt immédiat des attaques contre les populations et les infrastructures civiles" au Moyen-Orient.
De plus, ils ont réaffirmé la "nécessité absolue de rétablir de manière permanente la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz, par où transite environ 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz, provoquant la flambée des tarifs de l'énergie récemment.
Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique chez Lombard Odier AM, souligne que "les tensions dans le détroit d'Ormuz continuent de s'intensifier, éclipse tout autre sujet crucial pour les marchés actuellement".
Face à la montée des prix de l'énergie due aux perturbations dans ce passage stratégique, "la menace inflationniste est bien réelle et son impact varie grandement d'une économie à une autre", ajoute Ielpo.
L'impact énergétique de l'inflation est visible sur les performances sectorielles des marchés d'actions, selon ses observations.
Concernant les valeurs, l'action Pernod Ricard a grimpé de 7,94%, atteignant 64,70 euros, suite à l'annonce d'un projet de fusion avec le groupe américain de spiritueux Brown-Forman, propriétaire des marques de whisky Jack Daniel's et du rhum Diplomatico.







