À l'approche des élections municipales, les enjeux financiers des communes suscitent de vives interrogations. Bien qu'elles soient moins endettées que l'État, cette situation favorable est en grande partie le résultat d'une augmentation de la pression fiscale pesant sur les seuls propriétaires, notamment par une hausse significative de la taxe foncière. Parallèlement, avec la suppression de la taxe d'habitation fin 2022, les communes doivent redoubler d'efforts pour équilibrer leurs budgets.
Le premier tour des municipales est prévu pour le 15 mars prochain, offrant une occasion précieuse d'analyser les finances des communes. Ces dernières, qui affichent une prospérité apparente, cachent des fragilités économiques susceptibles de nuire à leur capacité d'investissement.
Le principal budget des communes doit être à l’équilibre
Vrai
Les communes gèrent essentiellement deux types de budgets. Le premier concerne le fonctionnement, englobant les salaires et les achats, tandis que le second est consacré à l'investissement, qui comprend des projets d'envergure. Pour le budget de fonctionnement, estimé à 85 milliards d'euros, les communes sont tenues de respecter un principe d'équilibre, n'étant pas autorisées à s'endetter comme le fait l'État.
Cette obligation de rester à l'équilibre, voire d'engendrer un excédent pour financer l'investissement (31 milliards), a conduit plusieurs experts à s'interroger sur la viabilité à long terme de cette politique. Comme l'a souligné un représentant de l'association des maires, "l'absence de nouvelles sources de revenus pourrait mettre en péril l'avenir des projets locaux." Une opinion corroborée par des médias tels que Franceinfo, qui évoquent les risques d'une stagnation des investissements publics.







