Une ancienne analyste junior de Centerview Partners, une prestigieuse banque d'affaires new-yorkaise, se prépare à affronter son ex-employeur en justice. Elle a été licenciée en 2020, quelques semaines seulement après son embauche, en raison de son besoin de dormir neuf heures par nuit, comme condition pour gérer un trouble de santé. Ce sujet a été rapporté par le Financial Times.
Peu après avoir intégré la banque, l’analyste de 21 ans avait formulé une demande formelle pour obtenir une garantie de sommeil. Malgré cela, son employeur a décidé de la licencier, arguant qu'elle avait postulé sans être complètement consciente des exigences liées au poste. Aujourd'hui, elle réclame des millions de dollars de compensation pour discrimination liée à un handicap.
Des troubles diagnostiqués
Cette analyste a dû demander cet aménagement en raison de troubles de l’humeur et d'anxiété. Même si la banque a accepté sa demande initiale, elle a été licenciée trois semaines plus tard. Selon ses déclarations, cette décision a profondément impacté sa carrière, au point de la pousser à demander des salaires futurs, ainsi que des reparations pour « détresse émotionnelle ».
Des conditions de travail nécessaires ?
La banque a justifié sa décision en affirmant que les banquiers juniors sont tenus de travailler de manière intensive, souvent au-delà des horaires habituels. Un porte-parole a précisé qu'une telle demande d'aménagement était une solution temporaire et qu'il était difficile de maintenir un poste exigeant dans ces conditions.
« Les banquiers juniors n’ont évidemment pas besoin d’autorisation pour aller dormir, mais ils doivent collaborer avec leurs collègues », a-t-il également déclaré. Ce procès soulève des questions essentielles sur la disponibilité exigée dans le secteur bancaire et sur les conditions de travail des employés, un sujet de plus en plus controversé à Wall Street depuis 2021.







