Alors qu'Emmanuel Macron visite l'Inde pour renforcer les relations bilatérales, CMA CGM a signé une commande ferme pour six porte-conteneurs auprès du chantier naval Cochin Shipyard, situé à Kochi, dans l'État du Kerala. Ce partenariat s'inscrit dans une dynamique de soutien au programme "make in India" de Narendra Modi.
"Nous renforçons notre coopération en matière de construction navale avec Cochin Shipyard par la signature de six porte-conteneurs propulsés au gaz naturel liquéfié (GNL)" a déclaré Rodolphe Saadé, PDG de CMA CGM.
Ce projet a été anticipé durantune rencontre entre Narendra Modi et Rodolphe Saadé au siège de CMA CGM à Marseille en février. La commande a été officialisée en présence du ministre indien des ports, Shri Shantanu Thakur.
Une logique "make in India" poussée par New Delhi
Cette commande, s'élevant à 360 millions de dollars, prévoit des livraisons entre 2029 et 2031. Chaque porte-conteneur pourra transporter 1 700 conteneurs standard. CMA CGM, qui possède environ 700 navires, continue de se développer en Inde, où elle est présente depuis 37 ans.
Le centre de R&D, basé à Chennai et en partenariat avec Capgemini, se concentrera sur des technologies de pointe, notamment l'intelligence artificielle et les jumeaux numériques, élargissant ainsi l'éventail des capacités de l'armateur. Jusqu’à présent, le groupe ne disposait que d’un centre à Marseille, appelé Tangram.
En vue de l'avenir, Rodolphe Saadé a exprimé l'engagement de CMA CGM à renforcer sa capacité de fabrication et de recyclage de navires, un élément clé de la stratégie "make in India" que soutient également Narendra Modi. D'autres entreprises, comme Renault et Safran, en profitent également pour développer leur activité sur le sol indien.
Cette initiative s'inscrit dans un plan plus large, visant à établir un corridor économique maritime entre l'Inde, le Moyen-Orient et l'Europe, permettant ainsi des échanges plus efficaces et durables sur le plan commercial.
Pour rappel, CMA CGM a récemment subi un recul de 72,6% de son bénéfice net au troisième trimestre 2025, se chiffrant à 749 millions de dollars, en raison des perturbations du commerce mondial. Ce nouveau projet pourrait inverser cette tendance en diversifiant ses activités et en intégrant de nouvelles technologies.







