Depuis la prise de fonction d'Emmanuelle Lejeune en 2020, la question du stationnement à Saint-Lô (Manche) ne cesse de faire débat. En six ans, les études menées montrent que le centre-ville ne souffre pas réellement d'un manque de places, contrant les nombreuses inquiétudes.
C’est bien simple, si je ne trouve pas de place devant mon boulanger et le boucher, je ne tourne pas pendant dix minutes, avoue Sylvie, une jeune retraitée. Je file en périphérie de la ville.
Lorsque l'on interroge les habitants, leurs avis sur la disponibilité des places sont parfois extrêmes. Beaucoup n’ont ni l'habitude ni la patience de chercher longtemps.
A la place De-Gaulle, les préoccupations sont palpables. Cette zone a vu près de 120 places disparaître lors de travaux, provoquant colère et frustration. D'ailleurs, la demande de réinstaurer le stationnement y émane de plusieurs candidats aux prochaines élections municipales.
Une interview révélatrice avec un habitant de longue date nous éclaire davantage : Saint-Lô est une ville de la reconstruction, conçue pour l’automobile, rapporte-t-il. Nous avons tous pris l'habitude de nous garer près des commerces.
Mais qu'en pensent les visiteurs de passage ? Jean-Pierre, un habitant de Sainte-Mère-Église, indique : Je ne sais pas trop. Ce matin, j'ai trouvé une place facilement.
Un nouvel arrivant partage cette surprise en notant la quantité de places disponibles en semaine.
Certes, pendant les heures de bureau (8h-17h), la situation est encore délicate, surtout que Saint-Lô accueille des travailleurs de plusieurs communes limitrophes, se rendant dans les bureaux à proximité de l'église Sainte-Croix.
Il est essentiel de prendre en compte les évolutions nécessaires du stationnement dans le cadre d'une ville qui sait s'adapter à la modernité. En fin de compte, la problématique du stationnement à Saint-Lô pourrait bien être moins grave qu’elle ne l’apparaît.
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