Marylise Léon a souligné sur France Inter que "les propositions qui ont été faites sont des propositions du Medef" et qu'elle n'était pas d'accord pour discuter sur cette base. "Je n'ai pas envie de discuter sur cette base-là" a-t-elle déclaré, affirmant qu'il était essentiel d'envisager des solutions pour les jeunes en difficulté sur le marché de l'emploi.
Cette proposition d'un CDI, qui pourrait être rompu sans motif durant les premières années, a été présentée lors d'une réunion au Medef le 28 janvier. Elle a depuis suscité de nombreuses critiques. La CGT a qualifié cette initiative de "déclaration de guerre" contre les jeunes travailleurs, tandis que le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a rapidement fait savoir qu'elle ne serait pas reprise par le gouvernement.
Pacte et perspectives d'avenir
Marylise Léon a également ajouté : "Je pense que ce n'est pas du tout la bonne façon de démarrer une discussion", exprimant une volonté collective d'aborder les enjeux liés à l'emploi des jeunes.
Dans la perspective des élections municipales, le Pacte de pouvoir de vivre, auquel la CFDT participe, a présenté plusieurs initiatives visant à renforcer les droits en matière d'emploi et de services publics. Selon Léon, cela inclut la défense du droit à l'emploi et le soutien à des projets tels que les "territoires zéro chômeurs de longue durée", qui visent à créer des entreprises à but d'emploi. "Nous cherchons à développer des niches d'activité, générant des emplois utiles sans concurrence déloyale", a-t-elle ajouté.
Les débats autour de cette proposition montrent une division marquée au sein du paysage syndical et patronal. Alors que certains considèrent que des réflexions profondes sur les statuts des jeunes travailleurs sont nécessaires, d'autres estiment que des mesures réformistes doivent être prises sans tarder pour répondre à la crise de l'emploi qui touche de nombreux jeunes en France.







