Question à un expert
Avec l'allongement de l'espérance de vie, les héritages se font souvent reçus à un âge avançé, alors que chacun a déjà accumulé son propre patrimoine. Dans ce contexte, renoncer à la succession de ses parents pour en faire bénéficier ses enfants peut se révéler judicieux. Ainsi, ces derniers auront accès à un héritage lorsqu'ils en ont le plus besoin, tout en profitant d'avantages fiscaux significatifs.
D'après Stéphane Jacquin, expert en ingénierie patrimoniale chez Lazard Frères Gestion, un tel choix présente des bénéfices notables en matière de fiscalité. En effet, les successions entre parents et enfants excédant 100 000 euros sont soumises à une taxation progressive qui varie de 5 % à 45 %. En choisissant de laisser la succession à ses enfants, on peut éviter cette imposition en sautant une génération.
Il est également pertinent de renoncer à un contrat d'assurance-vie au profit des enfants, bien que cette démarche exige une attention particulière lors de la rédaction de la clause bénéficiaire. En l'absence de prévisions concernant la renonciation, un bénéficiaire qui refuse sa part pourrait laisser celle-ci à d'autres désignés au lieu de la transmettre à sa propre descendance.
Cependant, une fois la succession ouverte, le renoncement d'un enfant garantit que sa part ira directement à ses propres enfants, assurant ainsi la continuité du patrimoine familial.







