Rachida Dati et Emmanuel Grégoire s'affrontent lors des derniers meetings avant le premier tour

À trois jours des municipales, Dati et Grégoire font le plein de soutien à Paris.
Rachida Dati et Emmanuel Grégoire s'affrontent lors des derniers meetings avant le premier tour
©JULIEN DE ROSA, AFP - Des affiches électorales en vue des municipales le 5 mars 2026 à Paris

À quelques jours du premier tour des élections municipales parisiennes, une bataille acharnée se dessine entre Rachida Dati et Emmanuel Grégoire. Les deux candidats, chacun devant un public enthousiaste, ont tenu leurs meetings respectifs jeudi soir. Dati a appelé à l'union contre ce qu'elle qualifie de "gauche radicale", tandis que Grégoire a exhorté ses partisans à résister à ce qu'il a décrit comme une alliance dangereuse entre la droite et l'extrême droite.

Le climat reste tendu dans la capitale : les sondages indiquent une course serrée, laissant la porte ouverte à plusieurs candidats pour un éventuel second tour. La candidate de Les Républicains (LR) et du MoDem, Rachida Dati, a souligné la compétitivité du scrutin, prévenant qu'elle s'attend à un résultat très rapproché.

"Nous allons gagner !", ont crié ses supporters, rassemblés à l'Elysée Montmartre, où elle a partagé la scène avec des figures importantes comme le président du Sénat, Gérard Larcher, et l'ancien Premier ministre, Michel Barnier.

Emmanuel Grégoire, quant à lui, s'est exprimé devant environ 3000 sympathisants au Cirque d'Hiver. Il a affirmé que Paris ne doit pas tomber entre les mains de l'extrême droite, lançant une critique acerbe à l'encontre de Sarah Knafo, la candidate du parti Reconquête. "Paris résistera", a-t-il déclaré, évoquant l'importance de la capitale en vue de l'élection présidentielle de 2027.

Le candidat de la gauche unie a également réagi aux propos de Dati concernant l'union des droites, qu'il a qualifiée de "complicité avec l'extrême droite". Grégoire a mis en lumière des déclarations hésitantes de Dati quant à une possible alliance avec Knafo.

Dati a, pour sa part, insisté sur la nécessité d'un "vote utile" et a appelé à rassembler "de la droite la plus affirmée jusqu'au centre". Toutefois, elle reste fermement opposée à une coalition avec l'eurodéputée, redoutant que cela ne nuise à son soutien dans le centre-droit.

La maire du 7e arrondissement est sous pression entre ses concurrentes de droite et d'extrême droite, cherchant à consolider son électorat sans perdre de voix au passage. Les tensions se sont intensifiées avec des accusations mutuelles concernant diverses affaires pendant la campagne.

Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, a promis des changements immédiats en cas de victoire. Il a aussi évité de mentionner Sophia Chikirou, la candidate de LFI, adoptant une position stratégique en se distanciant de ce camp démoralisant.

Les enjeux de cette élection municipale sont cruciaux, et la dynamique observée ces dernières semaines pourrait décider du sort de la capitale face à une droite déterminée à reprendre le contrôle. La tension est palpable, alors que la date fatidique du scrutin approche à grands pas.

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