Ce jeudi 29 janvier marque une étape cruciale pour l'avenir de l'entreprise Brandt, avec la date limite pour le dépôt des dossier de reprise. Actuellement, deux candidats affichent publiquement leur intérêt pour les sites de Saint-Jean-de-la-Ruelle et Vendôme dans le Loir-et-Cher.
Il ne reste que quelques heures avant que le tribunal de commerce de Nanterre, en charge d'examiner les offres, clôture les candidatures. Parmi les soumissions, seul l’entreprise bretonne EverEver s'est officiellement positionnée pour le site de Vendôme. Ce fabricant d'électroménager, basé dans le Morbihan, ambitionne de relancer la production de plaques de cuisson et, à partir de 2028, de fours, en suivant un modèle axé sur la qualité et la durabilité. Avant les difficultés économiques de Brandt, ce site employait 95 personnes, et avec cette reprise, EverEver a l'intention de créer pas moins de 150 nouveaux emplois d'ici 2029.
Concernant le site de Saint-Jean-de-la-Ruelle, l’unique repreneur qui s’est manifesté est Stephan Français, le fondateur de Metavisio-Thomson. Ce dernier, connu pour sa production d'ordinateurs portables, a dévoilé son projet avec le soutien de Serge Grouard, président de la métropole d'Orléans, fin 2025. Stephan Français prévoit de concentrer l’activité locale tout en capitalisant sur le savoir-faire de Brandt en matière de recherche, développement et service après-vente. Au total, 150 des 350 employés actuels du site pourraient être conservés grâce à cette offre.
Alors que la date limite approche, d’autres repreneurs potentiels s’intéressent également à Brandt, notamment pour acquérir ses marques emblématiques comme Dietrich ou Vedette, mais sans l'usine. Cependant, cette option semble diverger des souhaits des autorités publiques, qui semblent favoriser une relance industrielle complète. D'autres investisseurs pourraient également se manifester, en attendant de déployer leurs offres après l'obtention de financements bancaires.
La situation de Brandt suscite un intérêt croissant, tant chez les repreneurs que dans l'opinion publique, et reste à suivre de près pour évaluer les choix qui seront faits lors de cette période critique.







