Une opération d’évacuation a été engagée ce samedi matin pour débloquer le dépôt de carburant de Bassens, situé près de Bordeaux, qui est entravé depuis mercredi soir par des membres de la Coordination rurale (CR). Le contexte économique et les revendications des agriculteurs prennent ici un nouvel élan alors que la tension monte sur le terrain.
« Une opération significative pour débloquer le site d’Ambès est en cours depuis 8h30 », informe la préfecture de Gironde, signalant qu’une quarantaine d’agriculteurs, accompagnés d’engins agricoles et de véhicules, rendent l’accès impossible aux installations. Les autorités jugent cette intervention cruciale pour assurer le réapprovisionnement des stations-service, essentiel au bon fonctionnement de l’économie locale.
La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a récemment promis un ensemble de mesures d’un montant de 300 millions d’euros suite aux mécontentements exprimés par les agriculteurs, engendrés notamment par la crise liée à la dermatose bovine. Ces mesures incluent, entre autres, un doublement des fonds d’indemnisation pour cette maladie, source de détresse pour de nombreux éleveurs, comme le rapportent plusieurs médias locaux.
Vincent Colineau, l’un des leaders de la CR, a affirmé que « les agriculteurs continueront de se battre » tant que des solutions concrètes ne seront pas présentées. Ses déclarations sont renforcées par des témoignages d'agriculteurs qui ont passé la nuit sur le site, illustrant le caractère déterminé de cette mobilisation. La tension a également été palpable, avec des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, qui ont eu recours à des gaz lacrymogènes pour disperser les rassemblements.
Les actions des agriculteurs ne se limitent pas à Bassens, comme l’illustre leur récente entrée symbolique de tracteurs à Paris pour s’opposer à l’accord de libre-échange avec le Mercosur. Cette mobilisation est un reflet d’un malaise plus large au sein du monde agricole en France. Les agriculteurs dénoncent une gestion jugée défaillante de l’épizootie de dermatose bovine, qui a soulevé des inquiétudes parmi les éleveurs depuis plusieurs mois.
Selon des sources médiatiques, les agriculteurs de la Coordination rurale symbolisent la lutte pour défendre leurs droits face aux changements économiques qui mettent à mal leur profession. Ils appellent à un dialogue ouvert avec les autorités pour garantir la pérennité de leurs exploitations et la qualité de l'agriculture française.







