Les chiffres sont alarmants pour le secteur automobile. En 2025, la France a enregistré 1.632.154 immatriculations de voitures neuves, un recul significatif de 5,02 % par rapport à l'année précédente. Ce déclin est particulièrement frappant pour Tesla, dont les ventes ont chuté de 37,5 %.
« Le mois de décembre a illustré cette tendance, avec une attente accrue parmi les consommateurs, influencée par une un certain flou politique », a exposé un porte-parole de La Plateforme automobile (PFA) à l'AFP. Ce climat d'incertitude pèse lourdement sur une industrie déjà fragilisée.
Comparé aux chiffres d'avant la pandémie de Covid-19, on constate une diminution d'environ 580.000 ventes par rapport à 2019, soit un effondrement de plus de 25 % en six ans. La PFA souligne que cela constitue une crise réelle pour l'industrie auto, tant française qu'européenne.
Malgré un léger reflux des prix, qui ont baissé de 1,4 % en moyenne, ils restent souvent inaccessibles pour de nombreux acheteurs. Par exemple, un modèle à essence se vend pour environ 25.657 euros, tandis qu'un véhicule électrique coûte en moyenne 42.992 euros, comme l'indique le cabinet AAA Data. Selon des experts, cela pousse de plus en plus de Français vers des solutions de location long terme.
Les véhicules SUV, qui ont longtemps dominé le marché, semblent se stabiliser autour de 50 % des immatriculations. Toutefois, le segment des voitures électriques a enregistré une hausse de 12 %, représentant désormais 20 % du marché, avec plus de 300.000 unités écoulées, soutenu par les aides gouvernementales et les démarches vers un verdissement des flottes, selon AAA Data.
Examiner les performances des grands groupes auto révèle des tendances diverses : Stellantis (Peugeot, Citroën, Fiat) a enregistré une baisse de 7 %, au contraire, Renault a vu une légère hausse de 1,2 %, grâce à sa gamme Alpine. Ces deux marques représentent à elles seules plus de la moitié du marché. Le groupe Volkswagen a connu un léger recul de 2,1 %, malgré de bonnes ventes pour Cupra et Skoda.
La chute des ventes de Tesla, bien qu'inquiétante, s'inscrit dans un contexte de forte compétition croissante sur le marché des véhicules électriques, où les attentes des consommateurs évoluent rapidement. Ainsi, le constructeur d'Elon Musk a vendu un peu plus de 25.400 voitures en France en 2025, contre 40.709 un an auparavant, une situation qui soulève des interrogations sur la stratégie de l'entreprise face à la compétition.
En conclusion, le secteur automobile français fait face à des défis majeurs qui compromettent son avenir immédiat. Les prévisions pour les années à venir resteront à surveiller de près, alors que les acteurs du marché s'efforcent d'adapter leurs stratégies pour relever ces nouveaux défis.







