Mardi dernier, Pharrell Williams et Louis Vuitton ont marqué le début de la semaine de la mode masculine avec un défilé qui rendait hommage à l’océan, tout cela sous l'effet d’une canicule intense traversant la France.
Dans les jardins de la Cité Universitaire à Paris, l’emblématique directeur artistique et musicien a créé une immense vague artificielle qui a servi de toile de fond pour l’entrée des mannequins, défilant sur un tapis de sable.
Sur ce décor estival, accompagné d’une performance musicale remplie d’énergie, les mannequins arboraient des costumes minutieusement confectionnés, tandis que d’autres optaient pour un style streetwear, affichant des baskets légères et des bermudas, parfois ornés de coquillages. Les accessoires étaient omniprésents.
Inspirés par l'univers du surf, plusieurs modèles avec des cheveux longs et des casquettes affichent fièrement des combinaisons de surf ou portent des planches sous le bras.
Pour cette collection, le designer originaire de Virginia Beach a mis à l’honneur une palette allant des nuances de bleu, marine à ciel clair en passant par le turquoise, avec des beige lumineux et quelques touches de jaune éclatant.
Parmi les invités prestigieux, le basketteur Victor Wembanyama, le nageur Léon Marchand mais aussi des acteurs tels que Tahar Rahim et Jeremy Allen White ont assisté à cet événement, sans oublier le rappeur américain Future, présent aux côtés de Bernard Arnault, PDG de LVMH.
- Adaptation face à la canicule -
La vague de chaleur en France a modifié certains horaires de défilés parisiens, décalant plusieurs événements à des horaires matinaux pour éviter la chaleur accablante. Pascal Morand, président de la Fédération de la Haute Couture et de la Mode, a déclaré à l'AFP appliquer les mesures pertinentes du plan canicule gouvernemental.
Traditionnellement, les étudiants de l'Institut Français de la Mode (IFM) ont ouvert cette semaine de mode printemps-été 2027. Pour atténuer les effets de la chaleur, les organisateurs ont distribué des bouteilles d'eau, des éventails et des brumisateurs à l'audience.
À l’IFM, au bord de la Seine, des mannequins ont défié la chaleur, défilant avec impassibilité malgré les manteaux lourds que certains portaient.
D’un autre côté, la marque Etudes Studio a choisi un cadre protégé de la chaleur, présentant ses créations dans la Galerie Basse du Palais de Tokyo, inspirées par le travail de Gordon Matta-Clark, figure de l’art des années 1970, avec un ensemble en denim décoré de motifs graffiti.
La marque japonaise Auralee a proposé des silhouettes mêlant workwear et style décontracté, avec des coupes amples et des teintes classiques, comme le bleu marine et le gris, agrémentées de grands sacs et de bijoux en perles, rehaussés de cuirs turquoises.
La semaine promet encore des défilés captivants, notamment celui de Jonathan Anderson chez Dior, prévu mercredi à 9h, en réponse aux fortes chaleurs.
Après une collection mêlant aristocratie et punk en janvier, le designer britannique pourra, cette fois-ci, encore une fois, surprendre avec des associations audacieuses.
Jusqu'à dimanche, près de 70 marques présenteront leurs nouvelles collections pour le printemps et l'été à venir, avec de grandes attentes pour les premières créations masculines de Sarah Burton pour Givenchy et de Michael Rider pour Celine.







