Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange ont prolongé leurs négociations pour le rachat de SFR jusqu'à dimanche. Ce délai de 48 heures vise à finaliser les accords avec Altice France, la maison mère de SFR, comme l'indique un communiqué officiel publié vendredi soir.
Initialement, les discussions devaient se conclure vendredi après une offre d'environ 20,35 milliards d'euros, mais plusieurs éléments du contrat demeurent à régler. Les parties prenantes avaient convenu en avril dernier de ce prix, mais des détails cruciaux sont encore en suspens.
La première période de négociations exclusives, qui s’étendait jusqu'au 15 mai, a déjà été prolongée une première fois jusqu'au 5 juin.
Selon des sources bien informées, un des enjeux majeurs des discussions concerne la clause d'"earn out", qui détermine un paiement additionnel en fonction de divers critères liés à SFR.
À ce stade, il semble peu probable que les négociations aboutissent à un abandon, après plusieurs mois d'échanges entre les quatre acteurs du secteur.
La réunification de ces concurrents en un consortium représente un changement potentiellement significatif pour le marché, notamment après le refus d'une première proposition de rachat s'élevant à 17 milliards d'euros. En cas de succès, le secteur redémarrera avec seulement trois opérateurs, une situation inédite depuis l'entrée de Free sur le marché en 2012.
Les 19,4 millions de clients de SFR et ses 6,1 millions de clients fixes pourraient être redistribués entre Free, Bouygues et Orange.
Toutefois, même si un accord est trouvé, celui-ci devra être validé par les autorités de la concurrence. Une décision devrait être prise par Bruxelles ou Paris, suivie d’une évaluation du dossier qui pourrait durer environ 18 mois.
Les analystes prédisent que ce retour à un marché à trois opérateurs entraînera une hausse modérée des tarifs. Pendant ce temps, les employées de SFR ainsi que ceux d'autres opérateurs expriment des inquiétudes quant à leurs postes, augmentant ainsi la pression sur les négociateurs.







