Les marchés mondiaux ont commencé cette semaine avec une certaine prudence, attendant des résultats financiers cruciaux, notamment ceux des géants technologiques américains, et les décisions des banques centrales majeures.
À New York, le Dow Jones a reculé de 0,13%, tandis que le Nasdaq (+0,20%) et le S&P 500 (+0,12%) ont toutefois franchi de nouveaux sommets, enregistrant une seconde hausse consécutive depuis vendredi.
De leur côté, les indices de Francfort et Paris ont légèrement fléchi, enregistrant une baisse de 0,19%. Londres a connu une baisse plus marquée de 0,56%, en partie en raison de l'annonce par la pétrolière Shell (-1,66% à 37,58 euros) d'un projet d'acquisition de l'entreprise canadienne ARC Resources pour environ 16,4 milliards de dollars américains. À Milan, l'indice a terminé stable, avec une variation marginale de +0,04%.
« Cette semaine pourrait s'avérer très agitée, avec une forte volatilité à prévoir », indique Frédéric Rozier de Mirabaud, interrogé par l'AFP.
Les résultats de géants comme Amazon, Microsoft, Alphabet, Meta et Apple sont attendus mercredi et jeudi. La santé de ces entreprises aura un impact direct sur la croissance des spécialistes des semi-conducteurs, à l'instar de Nvidia et STMicroelectronics.
« Si les résultats des GAFAM ne sont pas à la hauteur, cela pourrait nuire aux performances des semi-conducteurs », avertit Rozier.
Adam Sarhan de 50 Park Investments se montre plus optimiste : « Jusqu'à présent, la saison des résultats a été relativement solide, » souligne-t-il à l'AFP.
Des entreprises en dehors du secteur technologique, telles que Visa, Coca-Cola, ExxonMobil et Mercedes-Benz, dévoileront également leurs résultats dans les jours à venir.
En matière de géopolitique, les Bourses mondiales semblent résister à ce que l'analyste Andreas Lipkow de CMC Markets qualifie de « paralysie apparente des négociations et des actions militaires » au Moyen-Orient.
Le climat reste tendu entre Washington et Téhéran, avec des nouvelles propositions de Téhéran concernant le détroit d'Ormuz, alors que Donald Trump a annulé son voyage au Pakistan pour discuter avec l'Iran.
Selon Axios, Téhéran aurait proposé de rouvrir le détroit d'Ormuz avant d'aborder la question nucléaire, mais le secrétaire d'État Marco Rubio a précisé que ces propositions ne sont pas satisfaisantes pour les États-Unis.
Cette incertitude a eu un impact sur les prix du pétrole, avec le baril de Brent de la mer du Nord augmentant de 2,75% pour atteindre 108,23 dollars. Le baril de West Texas Intermediate a également progressé de 2,09% à 96,37 dollars.
Dans le cadre des attentes, les investisseurs surveilleront également les discours de Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, et de Christine Lagarde, présidente de la BCE.
Aucune augmentation des taux n'est prévue, mais la question demeure : quelle direction les banques centrales prendront-elles face à la nécessité de lutter contre l'inflation tout en soutenant l'économie ?
Kevin Thouzet de Carmignac prévoit que la Fed maintiendra ses taux entre 3,5% et 3,75%, tandis que Felix Feather chez Aberdeen s'attend à ce que la BCE se prépare à potentiellement augmenter ses taux dès juin.
En parallèle, les rendements obligataires européens ont légèrement augmenté, atteignant 3,04% pour l'Allemagne et 3,69% en France. Aux États-Unis, le rendement a également été en hausse à 4,34%.
Les investisseurs prêteront attention à l'indice des prix en zone euro et à l'indice d'inflation PCE des États-Unis, tous deux issus d'attentes considérables pour jeudi.







