La Bourse de Paris a clôturé en hausse jeudi, propulsée par des résultats d'entreprises qui ont ravi les investisseurs, avec STMicroelectronics et L'Oréal en tête, malgré les inquiétudes persistantes liées à la situation au Moyen-Orient.
L'indice CAC 40 a gagné 0,87%, soit 70,89 points, pour atteindre 8.227,32 points, après avoir enregistré une baisse de 0,96% la veille.
Dans un climat de prudence sur le vieux continent, la place parisienne se distingue en terminant nettement dans le vert, bénéficiant d'annonces d'entreprises très bien accueillies par les marchés.
Le géant des semi-conducteurs, STMicroelectronics, a vu son action s'envoler de 14,44% à 42,87 euros, suite à un bond de son chiffre d'affaires au premier trimestre. Du côté de L'Oréal, le spécialiste des cosmétiques, l'action a progressé de 8,97% pour atteindre 375,85 euros, après l'annonce d'une croissance de 3,6% de ses ventes, dépassant ainsi les prévisions des analystes.
L'éditeur de logiciels, Dassault Systèmes, a également connu une bonne performance (+1,80% à 19,27 euros), affichant un bénéfice net en forte hausse et maintenant ses objectifs pour l'année, soutenu par une demande accrue pour l'intelligence artificielle.
Cette vague de résultats d'entreprises a permis de surmonter en partie les préoccupations liées à la guerre au Moyen-Orient, la nervosité des investisseurs grandissant tant que le contexte reste incertain, selon les déclarations d'Andreas Lipkow de CMC Markets.
En attendant les décisions des grandes banques centrales prévues la semaine prochaine, les taux d'intérêt se sont stabilisés, le taux français à dix ans terminant à 3,66%, contre 3,65% la veille.
- BioMérieux et EssilorLuxottica parmi les perdants -
Parmi les rares perdants de la journée, BioMérieux a connu une chute de 17,46%, se retrouvant à 73,25 euros, suite à des prévisions annuelles revues à la baisse pour 2026. De son côté, EssilorLuxottica a perdu 4,81% pour s'établir à 191,80 euros, les analystes d'Oddo soulignant que l'évaluation de son projet dans les lunettes à intelligence artificielle est désormais perçue comme un risque, plutôt qu'une opportunité.
Les analystes de Jefferies ont également revu à la baisse leurs attentes de croissance organique pour 2026, de 10% à 9%, en tenant compte des incertitudes macroéconomiques qui pèsent sur le second semestre.







