La Bourse de New York a enregistré des gains substantiels ce mercredi, soutenue par la prolongation indéfinie de la trêve au Moyen-Orient et une vague de résultats d'entreprises très positifs.
À 14H00 GMT, le Dow Jones affichait une hausse de 0,93%, l'indice Nasdaq progressait de 0,99%, et le S&P 500 gagnait 0,84%.
Steve Sosnick, d'Interactive Brokers, résume la situation : "Le marché est en effervescence face à l'idée que le cessez-le-feu va se poursuivre". Cette annonce fait suite à celle du président américain, qui a décidé le prolongement de la trêve avec Téhéran, initialement instaurée le 8 avril, pour faciliter les discussions de paix sous l'égide de médiateurs pakistanais.
L'analyste Patrick O'Hare de Briefing.com évoque le terme en vogue parmi les investisseurs, le "TACO trade", décrivant une situation où les promesses de Donald Trump ne sont pas suivies d'actions militaires significatives, ce qui peut expliquer la tendance haussière observée.
Sosnick souligne également la "désynchronisation" entre les actions boursières et les prix du pétrole, stipulant que l'optimisme témoigne d'un appétit pour le risque sur le marché
Les prix du baril de pétrole ont augmenté de plus de 2% en raison d'un blocus continu dans le détroit d'Ormuz, impactant l'approvisionnement mondial.
L'optimisme à Wall Street est également stimulé par une série impressionnante de résultats d'entreprises.
Les résultats sont globalement jugés positifs, selon Sosnick, qui constate que le marché est plus réceptif que d'habitude aux bonnes nouvelles.
GE Vernova, le segment énergétique de General Electric, a vu son action bondir de plus de 13% à 1.125,30 dollars, après un incroyable bond de 71% de ses commandes au premier trimestre, soutenu par la demande dans les centres de données.
Boeing a également bénéficié d'un regain d’intérêt, avec une hausse de 1,75% à 223 dollars, grâce à un chiffre d'affaires de 22,28 milliards de dollars au premier trimestre, supérieur aux attentes des analystes.
En revanche, United Airlines a connu un recul de 3,48% à 93,75 dollars, ajustant ses prévisions annuelles à la baisse en raison d'une augmentation de 12% des coûts de carburant, malgré des résultats qui avaient surpassé les attentes.
Du côté d'Adobe, l'action a grimpé de 3% à 254,60 dollars à la suite de l'annonce d'un ambitieux programme de rachat d'actions de 25 milliards de dollars d'ici 2030, bien que la société ait perdu plus de 25% de sa valeur depuis le début de l'année, inquiétée par le développement de l'intelligence artificielle.
Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d'État à dix ans a légèrement diminué, passant de 4,29% à 4,28%.







