Ces dernières semaines, plusieurs agriculteurs du nord-est de Pau ont été la cible de pillages inquiétants sur leurs installations. André Candau, un agriculteur d'Escoubès, a récemment découvert la disparition de près de 300 mètres de câbles électriques en cuivre, sectionnés et volés durant un week-end. Avec un devis de 3 000 euros pour remettre son matériel en état, la situation est d'autant plus compliquée en raison d'une pénurie de fournitures, conséquence des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Deux autres agriculteurs de Monassut-Audiracq, également touchés par des vols répétés, rapportent avoir subi la perte de 1 200 mètres de câbles, leur laissant une facture de 14 000 euros. Malgré les indemnisations possibles des assurances, les agriculteurs s'inquiètent de la pérennité de ce soutien si les vols persistent. "Si cela devait recommencer, est-ce que nous serons toujours couverts ?" s'interroge l'un d'eux.
Le commandant de la gendarmerie des Pyrénées-Atlantiques, Benoît Alegoët, assure que "une enquête est en cours avec la brigade de recherche de Lescar", ajoutant que ce type de délinquance mobilise beaucoup de ressources.
Afin de se prémunir contre de nouvelles intrusions, les agriculteurs envisagent d'installer des systèmes de sécurité, malgré leurs doutes quant à leur efficacité. "On va sécuriser avec des alarmes et des caméras", confient-ils, une peur sourde dans la voix.
Appel à la vigilance
Benoît Alegoët incite à la vigilance et encourage tout signalement de mouvements suspects, "que ce soit des personnes ou des véhicules la nuit". Les forces de l'ordre soulignent que même les tentatives non abouties de vol doivent être rapportées pour aider à la constitution d'une base de données.
Un constat inquiétant émerge du témoignage des agriculteurs : la recrudescence généralisée des vols de métaux, impactant non seulement leur secteur, mais aussi d'autres régions, avec des plaintes similaires dans les Landes et au-delà. "Nous devrons nous y habituer", conclut un agriculteur, fataliste face à la conjoncture actuelle. L'avenir reste incertain, mais une chose est claire : cette période de vols n'est pas près de s'achever.







