Les Bourses européennes ont débuté la journée avec une forte volatilité, influencées par l'ultimatum du président américain Donald Trump à l'Iran, maintiennent les prix du pétrole en hausse.
Après une quarantaine de minutes de交易, le CAC 40 affichait une progression de +0,43% à Paris, tandis que Milan augmentait de +0,38%. En revanche, Londres enregistrait une légère baisse de -0,18%, et Francfort restait dans une tendance incertaine, affichant -0,05%.
"Cette session pourrait se révéler l'une des plus turbulentes depuis le début du conflit, avec des nouvelles capables d'entraîner d'importantes fluctuations sur les marchés internationaux," fait remarquer Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.
En Asie, le Nikkei japonais a affiché une clôture stable (+0,03%), tandis que l'indice Kospi en Corée du Sud a progressé plus nettement avec un gain de +0,82%.
Andreas Lipkow de CMC Markets souligne que "l'ultimatum des États-Unis à l'Iran domine actuellement les marchés," ajoutant que d'autres actualités, telles que les commandes de biens durables aux États-Unis, sont pour l'instant des enjeux secondaires.
Les provocations verbales de Trump ont intensifié la tension sur les marchés, notamment sur le marché pétrolier, comme l'indique Sébastian Paris Horvitz, directeur de La Banque Postale Asset Management.
Trump a menacé de détruire le régime iranien aujourd'hui si Téhéran ne répondait pas à son ultimatum en relançant l'accès au détroit d'Ormuz, essentiel à l'approvisionnement mondial en pétrole. "Ouvrez le Détroit, ou vous vivrez en Enfer", a-t-il écrit sur Truth Social.
Ces menaces, conjuguées à la résistance de l'Iran, continuent de faire grimper les prix du pétrole, qui atteignent des niveaux inédits depuis 2022, souligne Britzman.
Au matin, le WTI américain s'échangeait à 114,92 dollars le baril (+2,23%), tandis que le Brent s'établissait à 111,41 dollars (+1,49%). "Le pétrole est devenu le principal vecteur de risque sur les marchés," ajoute Britzman.
Concernant les taux d'intérêt, ils restent élevés dans un contexte inflationniste accru. Les analystes de Cité Gestion Private Bank, comme John Plassard, notent que la hausse des prix de l'énergie se propage dans les chaînes de production, augmentant les risques inflationnistes.
"Cette dynamique complexe pose un défi pour les banques centrales," souligne Plassard. Alors que les taux d'emprunt de la dette allemande à dix ans s'élevaient à 3,01% et à 3,71% pour la France, les créanciers demandent des rendements plus élevés pour compenser le risque de perte de valeur.







