Minelli a été récemment placé en redressement judiciaire, une situation qui rappelle son précédent passage sous le régime judiciaire, il y a deux ans et demi, selon des documents judiciaires citées par l'AFP. Ce retournement intervient alors que l'entreprise était en procédure de sauvegarde depuis septembre dernier, une phase désormais transformée en redressement judiciaire, indiquant qu'elle ne peut plus faire face à ses paiements.
Fondée en 1973, la marque a connu des hauts et des bas. En septembre 2023, le tribunal de commerce de Marseille avait mis Minelli sous le régime de redressement judiciaire, entraînant une reprise par de nouveaux partenaires, des investisseurs et la marque de vêtements 'Mes Demoiselles Paris', qui l'avaient intégrée dans la 'Maison Minelli'. Cette nouvelle structure est désormais à son tour en difficulté après un an d'observation.
Malgré les espoirs suscités par cette reprise, la marque n'a pas réussi à inverser la tendance. Selon les résultats de l'exercice 2024-2025, Minelli a accusé une perte alarmante de 3,7 millions d'euros. Ce manque de profits est renforcé par des résultats laids soulignant que plusieurs des boutiques reprennent sont aujourd'hui déficitaires, comme le rapportent les documents judiciaires.
Le nouveau sauvetage de Minelli a également entraîné des conséquences sévères sur l'emploi, réduisant ses effectifs de près de 600 à moins de 200 personnes. Un témoignage amer de la difficulté rencontrée par les marques de mode dans un environnement économique devenu très concurrentiel.
De plus, la marque ne fait pas exception à une situation plus large d'une crise frappant de nombreuses enseignes du secteur, telles que Claire's, Jennyfer, Okaïdi et IKKS, qui ont également dû faire face à des procédures similaires ces deux dernières années. Cette dynamique est en grande partie due à la concurrence féroce des sites asiatiques proposant des prix défiant toute concurrence, comme Shein, qui perturbent le marché de la mode et de l'accessoire en France.







