Les produits alimentaires disponibles aux ultra-marins contiennent un excès de sucre par rapport à ceux de métropole, ce qui contribue à l'augmentation de l'obésité. Un projet de loi, actuellement à l'examen à l’Assemblée nationale, pourrait bien changer la donne.
Une consommation déséquilibrée
Il est largement reconnu que les ultra-marins consomment du sucre en quantités alarmantes. La raison principale ? Les grandes entreprises agroalimentaires ajoutent davantage de sucre dans les produits commercialisés outre-mer. En effet, un soda à l’orange vendu en Guadeloupe affiche un taux de sucre 47 % plus élevé que son équivalent en métropole. Ce projet de loi ambitionne d'interdire ces ajouts abusifs, dans le but de prévenir les problèmes de surpoids et d'obésité qui sévissent dans ces territoires.
Autres disparités alimentaires
Un autre aspect préoccupant concerne les dates de consommation. En outre-mer, les yaourts peuvent avoir une durée de conservation de 55 jours, contre seulement 30 jours en métropole. Ces différences alimentaires témoignent d’un besoin urgent de réforme.
Etat de santé critique
Au cœur de cette problématique, près de la moitié des adultes et 25 % des enfants vivant outre-mer sont en surpoids, voire obèses. Cette surconsommation de sucre est corrélée à une absorption excessive de sucres simples, particulièrement présents dans les sodas, jus de fruits, yaourts et confiseries, entraînant un déséquilibre nutritionnel. Cette situation alarmante appelle à une action immédiate.







