Êtes-vous proche de la retraite et pensez-vous que votre entreprise serait ravie de vous voir partir ? Si vous vous sentez prêt, il est temps d’aborder la question et de négocier des avantages.
Se faire accompagner par un cabinet spécialisé
Un des premiers points à discuter est le financement d’un bilan retraite par votre employeur. Optimiser votre date de départ peut faire toute la différence, par exemple, quitter un jour précis d’un trimestre plutôt qu’à la fin de l’année. Cela peut se traduire par un gain significatif. Valérie Batigne, experte en retraite, souligne que : "Choisir la bonne date peut influencer non seulement le montant de votre pension, mais également votre imposition." Un départ au 1er février, par exemple, pourrait éviter une hausse dans une tranche d’imposition.]
De plus, obtenir le soutien pour la liquidation de votre retraite est crucial, surtout si votre parcours professionnel a été instable. Gérer les démarches auprès des caisses de retraite et des anciens employeurs peut être complexe sans assistance.
Négocier un rachat de trimestres ou un aménagement de fin de carrière
Si votre employeur souhaite réduire les coûts liés à votre départ mais que vous n’avez pas encore accumulé le nombre de trimestres nécessaires pour une retraite à taux plein, une négociation peut s’avérer bénéfique. Proposez lui soit de rester jusqu’à atteindre le quota de trimestres requis, soit de financer votre rachat. "Le soutien à la fin de carrière peut faire l’objet d’une discussion fructueuse", affirme l’experte. Des arrangements comme une retraite progressive permettent à l’entreprise d’économiser, tout en préservant vos droits. Vous pourriez également négocier un travail sous forme de facturation dans le cadre d’un cumul emploi-retraite, ce qui peut être avantageux pour les deux parties.
À noter : départ à 67 ans, l’âge de la retraite automatique
Si vous avez atteint 67 ans, ne prenez pas l’initiative de votre départ à la retraite. Demandez plutôt à votre employeur de vous adresser une requête écrite pour formaliser votre départ. Cela vous permettra de bénéficier d’indemnités exonérées de cotisations sociales, dans la limite des plafonds en vigueur, et non imposables.







