Pierre-Yves Bournazel : l'atout du centre
Conseiller de la mairie depuis longtemps, Pierre-Yves Bournazel représente le centre-droit et joue sur un large éventail d'électeurs. D'après Politico Europe, il pourrait séduire “les centristes et les conservateurs modérés lassés par le tumulte politique”. À 48 ans, cet homme originaire de Corrèze rêve depuis longtemps du fauteuil à l'Hôtel de Ville. Son récent livre, selon le magazine Monocle, critique durement sa concurrente Rachida Dati. Soutenu par Horizons, le parti d'Édouard Philippe, sa discrétion sur la scène politique nationale pourrait lui permettre d'attirer des électeurs d'autres horizons. Selon Le Soir, il est en troisième position dans les sondages et pourrait jouer un rôle clé au second tour.
Sophia Chikirou : la polémiste stratégique
Considérée comme la “Mamdani française” par Corriere della Sera, Chikirou prône des idées audacieuses, comme la gratuité des transports et la lutte contre la spéculation. À 46 ans, elle a géré les campagnes de Jean-Luc Mélenchon. Bien que reconnue pour ses talents de stratège, elle fait face à de nombreuses controverses, notamment ses déclarations sur le régime chinois et l'enquête pour surfacturations lors des campagnes passées.
Rachida Dati : la populiste à l'assaut
Rachida Dati, reconnue pour ses menaces colorées en campagne, devient la candidate la plus médiatisée. D'après Monocle, “sa propension à la virulence et à l'autoritarisme attire l'attention”. En dépit de son style controversé, elle pourrait surprendre en atteignant le second tour, soutenue par des reports de voix favorables, écrit El País.
Emmanuel Grégoire : le candidat consensuel
Emmanuel Grégoire, surnommé “l'éternel adjoint” par Le Temps, a commencé à se frayer un chemin dans la vie politique en tant qu'adjoint d'Anne Hidalgo. Mis en avant par le Parti socialiste, il forme une coalition avec les Écologistes et le Parti communiste pour gouverner la ville. Toutefois, son image de “figure consensuelle” laisse certains sceptiques, arguant qu'il peine encore à se faire connaître.
Sarah Knafo : l'avenir de l'extrême droite
Sarah Knafo, ancienne directrice de campagne d’Éric Zemmour, se présente sans étiquette, tentant de capter l'électorat conservateur. À 32 ans, elle aborde les enjeux de sécurité et d'immigration avec un angle nouveau. Son association avec le Rassemblement national pourrait lui permettre de récolter une partie des voix des quartiers populaires, même si les idées qu’elle promeut demeurent minoritaires dans la capitale.
Thierry Mariani : le test du RN à Paris
Thierry Mariani, représentant du Rassemblement national, affronte les défis de la capitale, où le parti peine à s'imposer. Comme l’explique Politico Europe, “bien que le RN soit populaire en France, son influence demeure faible à Paris.” Sa candidature pourrait toutefois lui permettre de jauger la portée de son parti dans divers segments de la population.







