En 1993, Michel Gayout et Hélène Le Cheviller ont succombé au charme du hameau de La Brousse, situé à Sers près d’Angoulême dans la Charente. Après avoir consacré près de 30 ans à sa réhabilitation, le couple a décidé de se séparer de ce bien unique, en raison de leur avance en âge. Ce véritable "village" de 31 hectares, comprenant une dizaine d’habitations, un parc verdoyant et un étang, est aujourd’hui proposé à la vente pour moins de deux millions d’euros.
Ce domaine exceptionnel offre non seulement des logements variés, mais également des installations comme des serres, des caves souterraines et un lavoir. Michel Gayout, propriétaire depuis 30 ans, describe le lieu comme un "village à lui tout seul". Cet espace inspirant a attiré Michel et Hélène depuis Paris, cherchant un coin paisible avec un climat agréable au sud-ouest de la France, où ils pouvaient s’adonner à leur passion pour l’art.
Un terrain brut plein de potentiel
À leur arrivée, le hameau était en mauvais état, mais cela n’a pas découragé le couple. "C’était principalement un corps de ferme vétuste, mais de bonne qualité", explique Michel. Les deux partenaires ont entrepris de longues années de travaux de réhabilitation. "Il fallait tout refaire : l’isolation, l’électricité…", ajoute-t-il, avec une nostalgie remplie de satisfaction.
Ils ont reçu l’aide de différents amis et de bénévoles, que l’on appelle les "woofeurs", qui contribuaient à l’amélioration du site en échange d’un hébergement. Durant les 30 années de réaménagement, ils ont transformé ce hameau en un monument artistique. "Deux anciennes brigades d’artistes ont déjà résidé ici, rendant cet endroit vraiment spécial", notent les propriétaires, inspirés à créer des espaces de travail et de création.
Une communauté créative qui s'est épanouie
Le couple a reçu plus d'une centaine d'artistes au fil des douze dernières années, renforçant le caractère unique de La Brousse. "C’était un lieu d’inspiration où artistes, poètes et musiciens ont pu se rencontrer", souligne Michel. Grâce à des aménagements extérieurs, ils ont pu organiser des événements culturels : concerts et spectacles de danse sont devenus réguliers dans le parc.
Vers un avenir incertain
Avec 1 300 m² habitables, des terres agricoles et deux hectares propices à la culture, ce lieu offre d’innombrables possibilités selon Michel. Les potentiels repreneurs voient déjà en lui un projet ambitieux pour un habitat groupé, un centre artistique ou même une évasion écologique. "Quand on est arrivé, j’avais 46 ans et plein d’énergie, mais aujourd’hui, je souhaite passer à autre chose", confie Michel avec une certaine mélancolie.
Souhaitant vivre désormais près de la mer, le couple laisse derrière lui un héritage artistique et un espace de vie unique qui ne demande qu’à être redécouvert par de nouveaux passionnés.







