Jack Lang, sous le poids d'accusations de blanchiment de fraude fiscale aggravé, a choisi de démissionner de son poste à l’Institut du monde arabe (IMA), une décision jugée inévitable par Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, lors d'une interview sur franceinfo.
« Il n’y a pas à s’en féliciter. Il a pris la seule décision possible, souhaitable », a déclaré Maud Bregeon, rappelant que la situation était devenue intenable. Selon elle, il revient désormais à la justice d’évaluer les responsabilités des parties prenantes. Elle a précisé que le Quai d’Orsay avait pris acte de sa démission.
Samedi, l'ancien ministre de la Culture a annoncé sa démission en raison d'une enquête financière qui l'implique avec Jeffrey Epstein, un criminel sexuel notoire. Face à la question de la moralité de ses associations, Bregeon a affirmé que « la justice devra déterminer les responsabilités ». Des messages font état de 673 apparitions du nom de Jack Lang dans la correspondance d’Epstein, ce qui fait peser un poids considérable sur sa réputation.
« Il est évident qu'une question morale se pose. Jack Lang a compris que ses intérêts et ceux de l’institution ne faisaient plus qu'un dans cette situation », a-t-elle conclu.
Sa convocation au Quai d’Orsay annulée
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a rapidement « pris acte » de la démission de Lang, précisant que la procédure pour désigner son successeur au sein de l’IMA serait lancée. « Je convoquerai un conseil d’administration sous sept jours pour nommer un président ou une présidente par intérim », a-t-il ajouté.
Bien qu'initialement convoqué au Quai d’Orsay dimanche, Lang a hâté son retour à Paris, s'exprimant par l'intermédiaire de son avocat, Laurent Merlet. Ce dernier a décrit Lang comme « très triste de quitter une institution qu’il chérit », tout en se montrant « extrêmement combatif » face aux accusations portées contre lui. Selon des informations de BFMTV, Lang est déterminé à ne pas céder aux calomnies et à défendre son honneur.







