À l'approche des élections municipales de 2026, Toulon, la 12ème ville de France, avec ses 180 000 habitants et son premier port militaire d'Europe, s'apprête à vivre une compétition électorale marquée par des enjeux politiques croissants. La candidature de Laure Lavalette, porte-parole du Rassemblement national et favorite de cette élection, soulève d'importantes questions sur l'avenir politique de la ville.
Bien que Laure Lavalette se présente sans étiquette, son association avec le RN la place en pole position dans une ville déjà historiquement marquée par l'élection de Jean-Marie Le Chevallier, premier maire Front national en 1995. Son ascension pourrait-elle préfigurer un retour de l'extrême droite à la tête de Toulon, 25 ans après ? Pendant ce temps, l'ombre de l'ancien maire, Hubert Falco, stagne au-dessus de la scène politique. Condamné pour détournement de fonds publics et inéligible jusqu'en 2028, Falco, malgré tout, continue d'influer sur le cours des événements.
Récemment, Hubert Falco a exprimé son soutien pour le candidat Républicain Michel Bonnus, délaissant Josée Massi, son ancien adjointe. Massi, qui a pris le relais après sa démission, se positionne à droite tout en promettant un « bilan social solide, fondé sur l'inclusion et la solidarité ». Sa plateforme de campagne, articulée autour de 15 points clés, met l'accent sur les services de proximité et la sécurité, tout en insistant sur des projets de végétalisation.
Pour sa part, Laure Lavalette mise sur la division des droites et des gauches pour capitaliser lors de ces élections. « La droite et la gauche partent divisées, et nous avons les chances de remporter cette élection », a-t-elle déclaré, selon le média Ouest-France.
En dépit de la perte de certains soutiens, notamment celui de Falco, Massi s'efforce de renouveler sa liste et de s'ouvrir à des personnalités de la société civile. Charles Berling, acteur et directeur du Théâtre Châteauvallon-Liberté, a récemment annoncé son intention de s'engager dans la campagne, ce qui pourrait redéfinir les dynamiques locales.
Alors que la date des élections approche, le paysage politique de Toulon se prépare à un combat aussi incertain que passionnant, reflet des tendances politiques nationales. Les Toulonnais devront déterminer quel futur ils envisagent pour leur ville face à ces candidats aux visions divergentes.







