Lors d'une interview sur France Inter, Leïla Chaouachi, docteure en pharmacie et rapporteure de l'enquête annuelle sur la soumission chimique, a déclaré que ces actes ne sont pas de simples faits divers, mais des symptômes d'une violence systémique enracinée dans notre société. Elle a rappelé que le procès de l'ex-sénateur Joël Guerriau, accusé d'avoir drogué la députée Sandrine Josso pour l'agresser sexuellement, illustre bien cette problématique complexe.
Chaouachi a insisté sur le fait que la soumission chimique doit être considérée comme "un enjeu de santé publique majeur". Elle a expliqué que ces situations dramatiques révèlent des dynamiques plus profondes de violence et d'abus qui touchent de nombreuses personnes, en particulier des femmes. En effet, selon l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), ces crimes se multiplient, nécessitant une réponse collective et structurée.
Ces déclarations tombent à point nommé alors que la France se trouve à un tournant dans la lutte contre ces abus. Des experts en santé publique, comme ceux du Le Monde, soulignent l'urgence d'éduquer le public et les professionnels de santé afin de mieux détecter et prévenir ces incidents.
La voix de Leïla Chaouachi résonne comme un appel à une prise de conscience collective. "Il est temps d'agir et de ne plus tourner la tête face à ce phénomène", a-t-elle ajouté. À mesure que le procès de Joël Guerriau se déroule à Paris, elle espère que cela engendrera des discussions importantes et changera les mentalités autour de la question de la soumission chimique.







