Trois semaines après le drame qui a ravagé le bar Constellation à Crans-Montana, les propriétaires Jacques et Jessica Moretti sont au cœur d'une polémique judiciaire. Accusés d'"homicide par négligence", un élément clé vient compliquer leur situation : Jacques Moretti, selon les registres du commerce du canton du Valais, n'était plus le gérant du bar depuis le 7 février 2024, tandis que son épouse continue de porter ce titre.
La tragédie, qui s'est produite lors des festivités du Nouvel An 2026, a coûté la vie à 40 personnes et blessé 116 autres, plongeant la station suisse dans un chagrin immense. Bien que Jacques Moretti soit actuellement en détention depuis janvier 2025, cet aspect de son statut pourrait influencer sa responsabilité légale. Comme l'indique Le Figaro, sa qualité d'associé pourrait le protéger sur le plan civil des dédommagements liés à l'incendie.
Le Code des obligations stipule que seuls les gérants sont généralement tenus responsables des dommages dus à leur négligence, créant un flou autour des implications civiles pour Jacques. Cependant, le cadre juridique n’exclut pas entièrement la responsabilité des personnes qui gèrent un établissement au jour le jour, ce qui pourrait également inclure Jacques Moretti dans certaines circonstances.
Actuellement, une enquête en cours se concentre sur des éléments matériels, tels que l'utilisation de bougies décoratives connues sous le nom de "fontaines" et l'accès au sous-sol du bâtiment où s'est intensifiée l'incendie. Les avocats des Moretti dénoncent ce qu'ils considèrent comme une orgie de condamnations publiques, déclarant qu'ils n'ont aucune intention de fuir la justice. Me Yaël Hayat a souligné que "l'émotion ne doit pas justifier la calomnie", tandis que Me Nicola Meier a insisté sur l'engagement du couple à coopérer pleinement avec les autorités.
Au-delà des questions juridiques, cet événement tragique relève aussi d'un débat plus large sur la sécurité dans les établissements de nuit. Des experts en sécurité incendie critiquent les normes souvent insuffisantes dans ce secteur, indiquant que des mesures plus strictes pourraient prévenir de telles catastrophes à l'avenir. Ainsi, les conséquences de cet incident continuent d’interpeller à la fois la justice et la société en général.







