Le 18 janvier 1948, un événement marquant s'est déroulé à Bordeaux : l'arrivée de Winston Churchill, ancien Premier ministre britannique, à bord de son avion personnel, le Dakota « Silver City ». De retour de vacances à Marrakech, Churchill fut accueilli sous une pluie fine par sa fille, Sarah, qui ne manqua pas de souligner l'ironie du climat « très européen » qu'ils retrouvaient.
Au cours d'une réception intime organisée dans le grand salon du consul britannique, l'illustre « Vieux Lion » choisit de s'exprimer uniquement en français, une preuve de son attachement à la culture française. S'éloignant des sujets politiques, Churchill partagea avec ses hôtes des souvenirs d'un repas au Chapon-Fin dans les années 1920, où il avait rencontré le général Rawllins. Ce moment de convivialité témoigne de son immense respect pour la France et son histoire. Avant de quitter Bordeaux le lendemain matin, il a laissé sa trace en signant le Livre d’or de la ville, une démarche qui symbolise son affection pour cette région qu'il avait tant aimée.
Selon le journaliste britannique David Reynolds, Churchill a toujours eu une fascination pour la France, et ce passage par Bordeaux a renforcé son lien avec le pays. En effet, beaucoup se souviennent de ses séjours et de ses œuvres artistiques réalisées dans le sud-ouest de la France.
Cette visite de Churchill à Bordeaux, bien que brève, reste gravée dans les mémoires, illustrant l’importance des relations franco-britanniques à une époque où l’Europe cherchait des chemins de réconciliation et de coopération.







