Depuis trois ans, le fonds d’investissement Valeureux, établi à Tours, a pour mission d'encourager les projets à forte dimension scientifique dès leurs débuts. Parmi ses enjeux, le soutien à des innovations telles que le traitement développé par Guillaume Brachet pour la maladie de Parkinson. Ce fonds se distingue par son approche particulière, centrée sur le secteur des Early Deep Tech.
Philippe Nussbaumer, le fondateur de Valeureux, explique que le terme "early" renvoie au soutien précoce, tandis que "deep tech" évoque des technologies radicales et novatrices. Contrairement à des investissements dans l'immobilier ou les maisons de retraite, Valeureux concentre ses efforts sur des entreprises de haute technologie basées sur des découvertes scientifiques, que ce soit dans le domaine de la santé, de l'industrie ou des enjeux climatiques.
A chaque fois, un pari risqué
Les entreprises ciblées par le fonds sont généralement au tout début de leur parcours. Par exemple, Valeureux a récemment financé ClearDrop, une start-up innovante qui propose un système de nettoyage pour panneaux solaires sans eau. Faible à peine au stade de la conception, ClearDrop pourrait avoir un impact significatif sur l'efficacité énergétique, surtout dans des contextes difficiles comme celui des fermes solaires dans le Sahara. En cas de succès, cela pourrait valoriser l’entreprise à plusieurs centaines de millions d’euros dans quelques années.
Un engagement fort pour l'avenir
Mais comment évaluer le potentiel de ces initiatives? Philippe Nussbaumer admet qu’il n’existe aucune garantie. "Nous examinons de nombreux projets, dont beaucoup sont prometteurs. Cependant, peu d'entre eux obtiennent un financement. Ce qui est sûr, c'est que nous n'investissons que dans des projets auxquels nous croyons réellement," souligne-t-il. Les défis rencontrés pour ses propres financements lui rappellent l'importance de donner une chance à des idées novatrices qui pourraient autrement passer inaperçues.
À ce jour, Valeureux a déjà investi dans cinq projets, dont celui de Guillaume Brachet. Dans les mois à venir, le fonds prévoit d’injecter entre 200 000 et un million d’euros dans cinq à sept autres initiatives. En soutien à ce parcours, des experts en finance et innovation rappellent l’importance d’une telle initiative pour l’écosystème techno-scientifique en France, souvent perçu comme statique face aux défis mondiaux de l’innovation.







