Lors d'une récente commission, le Sénat français a considérablement modifié la proposition de loi instaurant un « droit à l’aide à mourir ». À l'initiative des rapporteurs Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat, le texte a été transformé en une « assistance médicale à mourir », limitée à des cas spécifiques où le pronostic vital est engagé à « court terme ».
Cette révision suscite une vive controverse, notamment car la rédaction initiale adoptée par l'Assemblée nationale permettait un accès plus large, y compris aux patients souffrant d'affections graves et incurables en phase avancée. Cette restriction a été critiquée par différents acteurs de la santé, soulignant que cela pourrait laisser de nombreux patients dans une souffrance inacceptable.
Les sénateurs de droite, soutenus par certains centristes, semblent privilégier une approche prudente et abrupte, tandis que la majorité des membres de gauche privilégient une vision plus expansive pour le droit à l’aide à mourir. C’est un débat qui s’intensifiera alors que le texte se prépare à entrer dans l’hémicycle à partir du 20 janvier.
De plus, la commission a mis en lumière une proposition de loi concernant les soins palliatifs, adoptée avec plusieurs modifications. Cela inclut la suppression d’un « droit opposable à l’accompagnement et aux soins palliatifs », un choix justifié par le risque de déception des patients et de leurs familles quant à l’accès réel aux soins.
Des experts en bioéthique, tels que le Dr. Jean-Pierre Dupont, soulignent que ces ajustements au débat sur la fin de vie reflètent une résistance sociétale plus large en France face aux questions d’autonomie et de souffrance. Selon lui, « il est impératif que la loi reconnaisse la dignité des personnes en fin de vie. »
Alors que les discussions se poursuivent, le pays observe attentivement ces évolutions, confrontées à des opinions divergentes sur le sujet délicat de la fin de vie.







