En raison des préoccupations sanitaires liées à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), le Salon international de l’Agriculture 2026 à Paris se déroulera sans la présence de vaches. Cette décision, attendue par les acteurs du secteur, fait suite à la découverte de la maladie en France l'été dernier.
Les organismes de sélection qui traditionnellement exposent les races bovines emblématiques telles que les charolaises, limousines ou prim’holstein, ont décidé de ne pas participer au Concours général agricole, un événement majeur pour le salon. Selon Hervé Boudon, président des Jeunes Agriculteurs de Lozère et éleveur bovin, cette décision est tout à fait responsable : “Nous nous en doutions, et cela paraît logique compte tenu de la situation sanitaire actuelle,” a-t-il déclaré. Il soutient également que la santé des animaux et des éleveurs doit primer avant tout.
Bien que l'absence de vaches soit un coup dur pour les producteurs et les visiteurs, les organisateurs envisagent cependant une présence “limitée et symbolique” de quelques bovins, afin de respecter les normes sanitaires. Des négociations sont en cours, et une décision définitive devrait être communiquée à la mi-janvier.
Selon Le Monde, les conséquences de la DNC impactent non seulement les foires agricoles mais aussi la filière viande en France. Les éleveurs craignent une perte de visibilité pour leurs animaux qui, habituellement, attirent des acheteurs potentiels lors de ces événements. C'est un tournant majeur pour le secteur, qui a déjà subi plusieurs crises sanitaires ces dernières années.
Les professionnels du secteur font part de leur inquiétude quant à l'avenir des foires agricoles, jugées essentielles pour la promotion des produits régionaux et le maintien du lien entre producteurs et consommateurs. En effet, ces événements sont souvent l'occasion de valoriser le savoir-faire local et d'échanger sur les pratiques agricoles.
La situation actuelle rappelle l'urgence d'améliorer les protocoles de biosécurité dans l'élevage. Le ministre de l'Agriculture a souligné l'importance d'un diagnostic rapide et d'une communication efficace pour contrôler la propagation de ces maladies.







