La Poste a été à nouveau attaquée par des hackers prorusses, NoName057 (16), qui ont paralysé ses services en ligne pendant une période critique en pleine saison des fêtes. La seconde cyberattaque a eu lieu le 1er janvier, rendant plusieurs de ses services inaccessibles tout au long de la journée, de 3h30 à 17h. Cette situation a mis à mal le suivi des colis, les coffres-forts numériques comme Digiposte, et l'application de la Banque Postale.
Une attaque inédite : cette cyberattaque, annoncée comme ayant une ampleur sans précédent, a rappelé la précédente, qui avait débuté le 22 décembre et qui avait déjà provoqué des perturbations significatives. NoName057 (16), un groupe de hackers connu pour cibler des institutions publiques, avait revendiqué la première attaque. Selon les experts en cybersécurité, ces types d'attaques, connus sous le nom de DDoS (Distributed Denial of Service), saturent les serveurs en envoyant un flux ininterrompu de requêtes, rendant les services inaccessibles aux utilisateurs.
Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris, sous l'égide de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et de l’unité nationale cyber, pour investiguer ces attaques répétées. Bien qu'aucun accès à des données sensibles n'ait été constaté, ces incidents mettent en lumière la vulnérabilité des services en ligne critiques.
Les citoyens et les clients ont exprimé leur frustration face à ces interruptions, surtout lors de la période de Noël, essentielle pour de nombreuses livraisons. Une observation faite par une analyste en cybersécurité, Sophie Renaud, souligne que "la fréquence et la détermination de ces cyberattaques révèlent une escalade inquiétante de la menace à l'égard des infrastructures critiques". Elle a également noté que des mesures de sécurité plus robustes sont nécessaires pour protéger des services stratégiques comme ceux de La Poste.
Pour le moment, malgré ces cyberattaques successives, la distribution des courriers et colis a continué, avec deux millions de livraisons effectuées la veille de Noël, le 24 décembre. Toutefois, il reste à savoir comment La Poste et d'autres services publics se prépareront pour contrer de futures menaces. L'autorité bancaire européenne a déjà averti des risques accrus en raison de l'instabilité géopolitique, indiquant que ces attaques pourraient persister et même se multiplier, pointant la nécessité d'une collaboration internationale.







