"Adieu esprit de défaite !" C'est par ces mots pleins de détermination que Raphaël Glucksmann a ouvert son premier meeting à Aubervilliers, vendredi, affirmant sa volonté de se présenter à l'élection présidentielle. Dans un appel vibrant, il a invité socialistes et écologistes à le rejoindre pour façonner un avenir commun.
L'eurodéputé, qui prévoit de prendre une décision finale sur sa candidature dans trois mois, est sous pression pour créer une dynamique autour de sa campagne, notamment après le rassemblement impressionnant organisé par Jean-Luc Mélenchon, qui a attiré environ 26 000 personnes à Saint-Denis, selon ses partisans.
Glucksmann a revendiqué la participation de 3 000 à 4 000 personnes à son meeting, une prouesse au regard de la puissance d'organisation qui caractérise les Insoumis. Sacha Houlié, député ex-macroniste, a affirmé que Glucksmann représentait le meilleur espoir pour rassembler la gauche.
Affirmant une ligne clairement sociale-démocrate et pro-européenne, Glucksmann a souligné que le prochain président de la République doit s'attacher à redonner à la France sa souveraineté et sa liberté. "La libération écologique de la France sera notre priorité," a-t-il déclaré, critiquant Emmanuel Macron pour son approche perçue comme insuffisante concernant l'écologie.
Il a évoqué la nécessité d'une souveraineté numérique, désignant des figures comme Elon Musk et Sam Altman comme des acteurs antagonistes d'un combat anticapitaliste que la gauche doit mener. "Notre adversaire a un visage," a-t-il insisté, se réclamant d'une bataille pour préserver l'identité française.
Soupçonné par certains d'opérer un glissement vers le centre, Glucksmann a néanmoins promis de faire de l'amélioration des conditions de travail et d'une hausse des salaires une priorité pour 2027, tout en envisageant de soumettre à débat la taxation des super richesses et des successions élevées.
Parmi les propositions concrètes, le candidat a évoqué l'accès à des voitures électriques pour les ménages modestes à un loyer de 100 euros par mois.
"Gagner en 2027, tel est notre objectif. Notre gauche se rassemblera, au-delà des doutes et des divergences," a-t-il exhorté les partis de gauche tout en multipliant les signes d'ouverture envers le Parti Socialiste, dont il a besoin pour construire son projet. Même si l'idée d'une primaire, proposée par Olivier Faure, ne le séduit pas, sa volonté de collaboration est palpable.
Des figures de la gauche, comme Carole Delga et Laurence Rossignol, étaient là pour soutenir Glucksmann, tandis qu'Olivier Faure et François Hollande faisaient défaut, surveillant la situation de près. En revanche, le sénateur écologiste Yannick Jadot a appuyé Glucksmann, qualifiant son initiative de meilleure option pour transporter les idées écologistes et appelant à sa progression vers le meilleur candidat.







